Coupe du monde féminine 2022 - Pauline Bourdon : « On sera seules contre tous »

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Consciente de l’immense défi qui l’attend à l’Eden Park, la demi de mêlée toulousaine raconte comment le groupe aborde ce rendez-vous historique.

Que reste-t-il des deux victoires du mois de novembre dernier ?

De bons souvenirs, c’est tout. Ce sera une tout autre équipe. Elles ont changé de coachs, et on voit qu’ils leur ont fait énormément de bien. Leur jeu a évolué aussi, donc on ne peut pas s’attendre au même match.

Vous les avez tout de même désacralisées depuis 2018 ?

Oui. Nous étions nombreuses à les découvrir, on avait jamais vécu un haka, on avait tout pris dans la figure et on s’était montrées stériles en attaque. Les choses ont changé depuis. On les a affrontées, on les a vaincues et on les aborde exactement comme une autre nation.

Risquez-vous d’être impressionnée par le contexte ?

Ça va être incroyable ! Tout le stade va pousser en faveur des Néo-Zélandaises, et on va se retrouver seules contre tous. On parle beaucoup du contexte entre nous. On dédramatise l’évènement. On va d’ailleurs avoir en visio notre préparateur mental Mickaël Campo qui va, à notre demande, nous faire une intervention ce soir (mercredi, N.D.L.R.), pour nous aider à aborder ce moment. Cela sera aussi utile aux jeunes joueuses qui n’ont pas encore affronté les Black Ferns.

L’équipe de France possède la meilleure défense des quatre demi-finalistes…

C’est notre force depuis un petit moment déjà… Les Néo-Zélandaises jouent très à plat, donc notre but sera de monter très fort pour les empêcher d’envoyer le ballon sur les extérieurs. Pour moi, ce sera la clé du match, ainsi que sur les contre-attaques.

Avez-vous le sentiment que les Black Ferns ont déjà été, dans cette compétition, réellement bousculées ?

Non. Elles ont eu un parcours relativement tranquille, quand nous avons affronté les Anglaises. Elles n’ont pas eu de match dur. Notre objectif sera de les agresser au moins pendant les vingt premières minutes pour leur faire comprendre que ce ne sera pas facile de nous battre.

Comme une grande partie du groupe, vous jouez votre première Coupe du monde, ressentez-vous des difficultés en découvrant ce niveau de compétition ?

Franchement, non. Je m’attendais à être davantage stressée. Mais je me sens bien, je suis relax et il me tarde que cela commence. Pour l’instant, je ne réalise pas qu’on va jouer une demie. Cela m’avait déjà fait ça pour le quart de finale.

Comment auriez-vous réagi si, il y a deux mois, on vous aurait annoncé que vous devriez aborder cette demi-finale contre le pays hôte et sans votre coéquipière et conjointe Laure Sansus ?

J’aurais été en stress ! Mais il s’est passé tellement de choses depuis… le groupe a tellement évolué. On s’est prises en main, on a pris conscience qu’on pouvait faire de grandes choses. On profite entre nous, on passe des moments qu’on ne vivait pas il y a deux mois de cela. On profite enfin de l’aventure.

Vous enchaînez les rencontres, comment vous sentez-vous ?

Les entraînements sont adaptés. Cette semaine était vraiment pensée pour nous régénérer mentalement et physiquement. On a récupéré un maximum et je me sens très bien.

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