Fédérale 3 - Sarlat recommence à zéro

  • Les Sarladais sont repartis en Fédérale 3 avec beaucoup de réussite. Ils sont les dauphins du leader figeacois.
    Les Sarladais sont repartis en Fédérale 3 avec beaucoup de réussite. Ils sont les dauphins du leader figeacois.
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Après avoir frôlé la liquidation judiciaire, le CA Sarladais a réussi à repartir en Fédérale 3 avec un nouveau projet et un assainissement des finances.

«La situation dans laquelle on se trouve est inespérée !» D’emblée, le constat est posé. Le CA Sarladais est toujours en vie, toujours en compétition, qui plus est en Fédérale. Et c’est l’essentiel. Après le départ contraint de l’homme d’affaires Dominique Einhorn, mis en examen, le club du Périgord noir était au bord du précipice. Ne pouvant plus payer ses joueurs, il a été placé sous la gestion d’un administrateur judiciaire provisoire. Fin juin, les contacts sont réguliers avec la FFR qui permet au club d’accéder à la Fédérale 1, comme cela a été acquis sur le terrain. «On en avait la possibilité, mais c’était avant que 35 joueurs ne quittent le club, raconte François Bourgeois, directeur sportif à l’époque. Avec 26 joueurs dans l’effectif la première semaine de juillet, la solution la plus sage était de repartir en Fédérale 3, d’autant que la Fédération ne nous a pas empêchés de disputer la phase finale. C’est le meilleur moyen de reconstruire. Et surtout, on évite la liquidation du club.» Cela a été rendu possible grâce au concours de plusieurs personnes autour de celui qui est aujourd’hui trésorier et manager des seniors. «C’est ce qui nous a permis d’être là aujourd’hui. Ces personnes gravitent autour du club, s’y sentent bien et aident à leur niveau. C’est le nerf de la guerre. On peut être très reconnaissant du travail effectué par toutes ces personnes.»

Un focus sur le financier

Pour ce qui est des dettes, le courtier en assurance fait bénéficier de ses connaissances («petites optimisations, dépenses restreintes») : «Au niveau des fournisseurs locaux, on est à peu près à jour. Mais il reste nos dettes fiscales et sociales en rapport aux contrats pros et au report de charges de l’an dernier. Le plan CCSF est un crédit à taux 0 qui nous permet de les rembourser.» Au vu du passé récent du club, le financier demeure la priorité de ses dirigeants. Mais il a fallu composer une équipe et un staff. Pour cela, François Bourgeois a convaincu le capitaine et troisième ligne Jonathan Laporte, les entraîneurs Ludovic Perusin et Mathieu Repetto de rester. S’est ajouté Yvan de Muylder, revenu à Sarlat après cinq saisons à Gourdon. De là, plusieurs cadres ont été conservés. Outre Laporte, le talonneur Lucciano Bencivenga et le centre Hemani Paea ont prolongé l’aventure malgré la période difficile vécue à partir de février dernier, tout comme les "joueurs historiques" Maxime Fontenay et Sylvain Olluyn. À cette ossature, de nombreux joueurs de l’équipe réserve, demi-finaliste du championnat de France l’an passé, sont venus renforcés la première. Et l’amalgame a été trouvé, puisque le CA Sarladais pointe à la deuxième place, à un point derrière Figeac. Le public, attendu en masse ce week-end pour le choc entre les deux premiers, est au rendez-vous «peut-être plus que l’année dernière», grâce aussi aux événements organisés par les dirigeants. «On essaie de faire en sorte que les gens se retrouvent et que ce stade soit un endroit d’identité pour la ville. À Sarlat, la reconstruction se veut participative.

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Quentin PUT
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