Max Guazzini : « J’aime Galthié mais pas ses lunettes »

  • Max Guazzini, ancien président du Stade français.
    Max Guazzini, ancien président du Stade français. Icon Sport - Icon Sport
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Il y a trente ans, débutait l’histoire d’amour entre Max Guazzini et le Stade français. En un temps record, brisant les codes et bousculant les idées reçues, le fondateur d’NRJ fit de ce club moribond une pointure du rugby professionnel. Parti en 2011, il n’est jamais très loin de son cher Stade, prêt à défendre ses convictions et ses amis.

Votre histoire avec le Stade français a commencé il y a trente ans, en 1992.

Tout juste. Je me suis retrouvé entraîné dans une aventure qui m’a amené là où je ne pensais jamais aller. Retenez bien que je n’ai pas pris le Stade français, c’est le Stade français qui m’a pris. À cette époque, j’allais à Colombes voir le Racing et au Parc supporter l’équipe de France. Les dirigeants du Stade français, un club de Fédérale 2 à ce moment-là, illustre cent ans auparavant, m’ont proposé d’assister à une rencontre. Je craignais qu’ils me demandent de parrainer leur club. C’était strictement impossible. Les vedettes promotionnées par NRJ s’appelaient Madonna, U2 et Michael Jackson. On m’a proposé de devenir vice-président, en charge de la communication. Je ne savais pas comment fonctionnait un club rugby, alors j’ai contacté Jean-Pierre Rives qui m’a poussé à m’engager. Parfois, je lui en veux.

Peut-on en vouloir à Jean-Pierre Rives ?

Bien sûr que non, c’est juste une façon de parler. Un soir d’entraînement, on m’a présenté aux joueurs regroupés sous les poteaux, c’était à Vaucresson. Mon message a été clair : « Messieurs, à partir de dimanche vous mettrez le blazer avec l’écusson du club, une cravate avec une chemise bleu ciel et un jeans. » Jean-Pierre Rives, encore lui, estimait qu’un joueur de rugby devait porter un blazer. Je trouvais bien que le club puisse exister comme ça, à travers un code vestimentaire. Quand l’équipe prenait le train, elle était tout de suite repérée, ça lui donnait un genre, une image. C’est resté ainsi. Puis j’ai été élu président sans me présenter. Dès le début, j’ai fait en sorte que l’on parle du Stade français. Ce club allait exister d’une manière ou d’une autre. Je voulais que les joueurs découvrent quelque chose de nouveau, comme faire des photos avec Madonna et Naomi Campbell. Ils aimaient ça. Les rugbymen vont dans les clubs qui gagnent, là où il y a le dessert.

Et puis, Bernard Laporte est arrivé.

Mais avant, il fallut trouver un terrain dans Paris. J’ai passé un accord avec le CASG pour jouer à Jean-Bouin. Après une saison, le Stade français en a été éjecté, il était SDF. J’ai contacté Claude Chirac, la fille de Jacques Chirac, maire de Paris à ce moment-là. Il nous a trouvé un stade de repli à la Cipale. L’année suivante, le Stade a fusionné avec CASG pour retourner à Jean-Bouin. Il nous fallait un nouvel entraîneur. Philippe Oustric, journaliste de Midi Olympique, m’a conseillé Bernard Laporte. Il avait fait partie de la bande des Rapetous de Bègles-Bordeaux, ça ne me disait trop rien. Bernard n’avait pas une envie folle de venir à Paris. Il a quand même fait le déplacement, je l’ai invité à la terrasse privée du Fouquet’s, un lieu réservé aux gens des médias, de la musique et du sport. C’est là que j’ai présenté Johnny Hallyday à Bernard Laporte (rires).

Était-ce calculé ?

Non. Bernard a aimé cette ambiance. Entre nous le courant est passé très vite. Il a fallu juste lui demander de quitter son affreux survêtement de Bègles.

À propos de Bernard Laporte, que pensez-vous des problèmes judiciaires qu’il rencontre en ce moment.

Je ne connais pas le dossier.

Mais vous lisez les journaux…

Je pense à Bernard et à Serge Simon aussi. Si j’ai bien lu, on reproche à Serge, en qualité de vice-président de la FFR, d’avoir envoyé un arbitre pour constater le forfait du Racing à Montpellier. En effet, suite à une idée imbécile de faire une fusion entre le Racing et le Stade français, idée contre laquelle j’ai lutté, les joueurs du Stade français se sont mis en grève. Ceux du Racing, qui n’étaient pas en grève et dont le nombre de blessés était conséquent, ne se sont pas déplacés à Montpellier. Il était normal de faire constater l’absence des Racingmen et donc leur forfait. Que le match ait eu lieu à Montpellier, à La Rochelle ou à Toulon, je ne vois pas où est le problème. Est-ce que ça justifiait une perquisition au domicile de Serge Simon et de sa garde à vue ?

Et pour Bernard Laporte ?

J’ai de la peine pour lui. À son arrivée à la présidence de la FFR, il s’est battu avec succès pour que la Coupe du monde ait lieu dans notre pays. Il a choisi pour l’équipe de France un sélectionneur doté d’énormes compétences en la personne de Fabien Galthié. Les Bleus viennent de battre les champions du monde sud-africains. Il y a longtemps qu’ils n’ont pas été aussi impressionnants et j’aime cette équipe. À propos de Bernard Laporte, pour l’avocat pénaliste que j’ai été, l’exécution provisoire d’une éventuelle condamnation, demandée par le parquet lors du procès, me semble incroyable et inhabituelle. Au regard de ce qui lui est reproché, je ressens comme de l’acharnement sur Bernard Laporte. Quant à Mohed Altrad, il a donné plus de six millions à la FFR pour être partenaire de l’équipe de France. Aucun sponsor à part lui n’aurait apporté une telle somme. Je n’oublie pas qu’Altrad a réactivé le rugby à Montpellier, son club a été champion pour la première fois de son histoire en juin dernier. Lui aussi doit parfois se demander ce qu’il a fait pour mériter ça.

Pour revenir au Stade français, vous êtes-vous senti très vite engagé dans un match Paris - Province ?

En 1998, malgré ce premier titre, on ne nous trouvait pas forcément légitimes. Pourtant, nous n’avions rien volé. C’est après la finale de 2000, contre Colomiers, que le regard du monde du rugby a changé, d’autant que nous avions par deux fois, en demi-finale, battu l’invincible armada toulousaine. On voulait écrire notre propre histoire. C’est comme pour le rose des maillots. Je trouvais ça fun.

Ce n’était pas un coup marketing ?

Nous avons été très novateurs dans bien des domaines. J’ai imposé un logo aux trois éclairs, il nous identifiait. Je vois que ces éclairs ont été modifiés récemment. Ça ne m’a pas fait plaisir. Je suis un traditionaliste, j’ai des valeurs, ça n’empêche pas d’être décalé dans l’image donnée par le club. Dans la rue, à Paris ou en province je croise des gens qui me disent toujours la même chose : « Merci pour ce que vous avez fait pour le rugby. » J’en suis heureux.

À titre personnel, vous êtes longtemps passé pas un ovni dans le monde rugby ?

J’ai pris la présidence du Stade français sans jamais avoir fait partie du sérail. Durant tout ce temps, mon club a été cinq fois champion de France. J’ai été parfois plus toléré qu’accepté, comme Mourad Boudjellal qui avec Toulon gagna trois titres européens et un Brennus. Lui et moi avons toujours été différents des autres dirigeants.

La montée en puissance du Stade français a correspondu à l’arrivée du professionnalisme. Ce fut une chance pour ce nouveau rugby.

C’est vous qui le dites. Les gens estiment que j’ai été un moteur important du professionnalisme. Pourtant, j’ai gardé la nostalgie de l’époque ou le Stade français était en Fédérale 2. On partait en train jouer en Auvergne. En général on gagnait et puis on faisait les cons dans le wagon bar. Il y a eu tant de bons moments. Il y a eu des passages difficiles, surtout à la fin.

Justement, comment viviez-vous les évènements moins joyeux ?

La chose qui m’énervait le plus, c’était de perdre à domicile. Je rabâchais aux joueurs : « C’est comme rentrer à la maison et trouver votre femme dans le lit avec un autre homme. » Jean-Bouin, le Stade de France, c’était notre territoire. Il est très rarement arrivé de perdre à la maison. Le cas échéant, tellement je me sentais honteux, je restais enfermé chez moi pendant deux jours. Le Stade français n’a perdu qu’une fois, face à Toulouse, sur les vingt matchs organisés au Stade de France. Il ne fallait pas être dans le vestiaire à la fin du match, de rage je donnais des coups de pied dans la malle des maillots. On entendait les mouches voler. Les joueurs en parlent encore.

Quand et comment l’idée de jouer au Stade de France s’est-elle imposée ?

En 2005, j’ai proposé à l’équipe de disputer notre match de Coupe d’Europe contre Newcastle au Parc des Princes. Il y a eu un vote et nous avons joué trois matchs au Parc, trois fois à guichets fermés. Puis le PSG a refusé que nous revenions au Parc.

Alors ?

« Pourquoi pas le Stade de France ? », ai-je lâché. C’est sorti comme ça. Il fallait être fou, mais dans la vie, si tu n’oses pas tu fais du surplace. Sincèrement, où était le risque ? On y est allé une fois, on y est allé vingt fois. 1,5 million de personnes se sont rendues à Saint-Denis de 2005 et 2011. Je me souvenais avec émotion (des larmes coulent sur ses joues) des premiers matchs à Jean-Bouin, les tribunes étaient vides : pour moi, un habitué des grands concerts, c’était horrible. Lors du premier match à Saint-Denis, je me suis posté sur le parvis, là j’ai vu tous ces gens arriver par vagues énormes. Un moment très fort. C’était le 15 octobre 2005, contre Toulouse, Christophe Dominici était sur l’affiche. Le Stade toulousain avait mal réagi à cette délocalisation. Guy Novès, au départ, voulait envoyer les juniors. J’ai pensé que Toulouse ne voulait pas participer à cet événement parce qu’il ne l’avait pas organisé. Ça s’est arrangé. Ensemble, ce jour-là, le Stade français, le Stade toulousain et le Stade de France ont créé un truc unique, énorme, le fameux Clasico.

Peut-on dire qu’il a été plus facile de remplir le Stade de France que de faire construire un nouveau Jean-Bouin ?

Vous parlez d’une bagarre ! Heureusement que la Ville de Paris et surtout son maire de l’époque, Bertrand Delanoë, ne nous ont jamais lâchés. J’ai lutté pendant dix ans avec tous les leaders politiques de la capitale. C’était une obsession. J’ai été plus d’une fois traîné dans la boue. Ce stade, je n’ai pas pu en jouir car j’ai quitté le club avant la fin des travaux. C’est mon héritage, et j’en suis fier. Sans moi ce nouveau Jean-Bouin n’aurait jamais existé. Peut-être un jour y aura-t-il ma photo dans un couloir ? Pour l’instant, je suis en bas, côté vestiaire, sur des photos d’équipes.

On vous sent touché par cet oubli.

Écoutez, je suis vivant. Jean-Bouin a été inauguré sous la présidence de Thomas Savare dont on m’a dit qu’il avait demandé à Canal + de ne pas faire de plan sur moi quand j’allais au match. Lorsque je vais à Jean-Bouin, j’imagine l’ancien stade où nous avons été tellement heureux.

Pendant tout ce temps, qu’avez-vous appris des hommes ?

L’humain a toujours primé sur tout le reste. Ce fut mon mode de management à NRJ comme au Stade français. Quand je voulais recruter un joueur, je le recevais longuement afin de découvrir sa personnalité, ses centres d’intérêt, quelles que soient ses qualités sportives. Ce club, je le voyais comme une famille.

Y avait-il des questions récurrentes durant ce premier contact ?

Une était essentielle. « Est-ce que tu es né pour être champion ? Si ce n’est pas le cas, tu n’as rien à faire chez nous. » En répondant positivement, je savais que le joueur allait se défoncer pour gagner des titres. C’était ma façon de motiver les nouveaux. Je disais qu’on partait sur bateau à la recherche du Graal, et sur ce bateau il fallait être bien ensemble. Sans ça, on n’y serait jamais arrivé. C’était ma vision, elle peut sembler surréaliste, mais les hommes ont besoin de ce type de challenge. Je n’ai jamais traité les joueurs en salariés. Je n’étais pas un chef d’entreprise mais un président. Ce positionnement avait beaucoup de valeur pour moi. Ça ne m’empêchait pas d’être très sévère, et aussi d’être juste. Je me suis toujours occupé du recrutement. Parfois, je laissais faire les entraîneurs, mais souvent ils se plantaient. Je voulais des hommes de caractère, de fortes personnalités. Ce n’est pas par hasard si treize anciens joueurs ont écrit des autobiographies. Tous ont été marqués par ce club, ça me rend fier. Je ne trichais pas avec eux. Au bout de tout, le plus important, c’est l’aventure humaine.

Un de vos anciens demis de mêlée, une forte personnalité, est aujourd’hui sélectionneur des Bleus.

Fabien Galthié, c’est mon ami. Je suis tellement heureux pour lui. « Un jour, tu seras entraîneur de l’équipe de France, c’est ton destin », lui ai-je toujours prédit.

Est-il assez solide pour supporter cette énorme pression qui ne va pas le quitter jusqu’à la Coupe du monde ?

Oui. Il est de la race des seigneurs. Je l’aime mais je déteste ses lunettes.

Dans une interview parue dans Midi Olympique, l’actuel président du Stade français, Hans-Peter Wild donnait l’impression de réduire l’aventure de votre équipe à une bande de types qui faisaient avant tout la fête.

Oui, je l’ai lu. Son commentaire est normal. La fête fait partie du rugby, c’est ainsi que l’on célébrait nos titres de champions et nos nombreuses victoires. Décrocher un bouclier de Brennus, c’est l’aboutissement d’une histoire pleine de stress, d’émotion. Quand on le tient entre les mains, c’est le paroxysme de la joie. Quand j’organisais de simples matchs de championnat devant 80 000 personnes au Stade de France avec de nombreuses animations, le public appelait ça « la fête du rugby » et j’en ai été très heureux.

Quel regard portez-vous sur le Stade français version 2022 et son président ?

Si je n’avais pas créé l’entité professionnelle du Stade français, je me demande si l’aventure aurait duré. En tout cas, Jean-Bouin serait dans l’état où je l’ai trouvé il y a trente ans. Ce club, c’est mon enfant. Il me tient toujours à cœur. Je suis tellement heureux quand il va bien. Aujourd’hui, il est dans les mieux classés du Top 14, ce n’est pas arrivé depuis longtemps, alors j’exulte. Avant d’y parvenir, beaucoup d’erreurs de recrutement ont été commises après mon départ. Quand j’ai su que Hans-Peter Wild voulait reprendre le club, j’ai organisé un dîner avec Antoine Burban, Pascal Papé, Alexandre Flanquart et son contact, Robert Mohr, afin que ce dernier motive le prétendant au rachat. Je souhaite que ce nouveau président réussisse. Mais à chacun ses méthodes. La mienne, s’inspirait du penseur allemand Friedrich Nietzsche, découvert pendant mes études de philosophie. « Féconder le passé et enfanter l’avenir, que tel soit mon présent », voilà le précepte qui m’a toujours guidé à la tête du Stade français. Je suis satisfait de l’action de Thomas Lombard, le directeur général, dont je suis affectivement très proche.

Mais un club peut-il réussir sans un président pour l’incarner au jour le jour ?

Le rugby a changé, beaucoup de présidents sont aujourd’hui milliardaires. Je n’étais pas milliardaire. Je sais ce que ça m’a coûté.

C’est beaucoup ?

Beaucoup trop. Avec nos matchs au Stade de France, nos comptes étaient plus qu’équilibrés, je ne mettais plus rien dans le club. Le Stade français était devenu un bon élève de la DNACG. Quand on a été victime d’un abus de confiance doublé d’une escroquerie, personne ne nous a fait de cadeau. J’avais l’impression que le Stade français avait tellement dérangé qu’il avait droit à un retour de bâton. Par fierté, je ne voulais pas qu’il soit rétrogradé.

Comment viviez-vous ces rencontres au Stade de France ?

Ces matchs étaient préparés dans les moindres détails quatre mois à l’avance. Je contrôlais tout. Le public arrivait une heure avant pour assister à des tournois de chevalerie, des combats de catch, des démonstrations de moto-cross… Nous avons été les premiers à scénariser l’arrivée du ballon, c’était une surprise à chaque fois.

Qu’avez-vous fait depuis 2011, année de votre départ du Stade français ?

J’ai produit de la musique. Je viens de sortir un très bel album sur les chants de Jésus chez Universal avec cinquante-deux chanteurs professionnels, c’est mon meilleur disque. On n’est pas obligé d’être croyant pour aimer ça. Je le dis, je suis catho, et je ne suis pas un saint, c’est d’ailleurs le titre de mon autobiographie. Je vais à la messe tous les dimanches. Sans m’expliquer pourquoi, j’y suis retourné en 2006.

Que pensez-vous du mariage pour tous ?

Je réponds par une question : quelle est la genèse du mariage pour tous ? Ce sont les années sida qui n’épargnèrent pas le showbiz. J’ai vu tellement de personnes se retrouver à la rue, car virées par la famille du défunt. Certains couples avaient vécu plus de dix ans ensemble et il n’en restait plus rien du jour au lendemain. Il y eut tout à coup comme un besoin urgent de sécurité juridique, qu’elle s’appelle union civile ou mariage gay. L’orientation sexuelle n’est pas un choix. De fait, je ne vois pas pourquoi tous et toutes n’auraient pas les mêmes droits. Si Nicolas Sarkozy avait tenu sa promesse de campagne de réaliser cette union civile pendant sa présidence, le mariage gay n’aurait pas posé autant de problèmes.

Pour organiser cet entretien vous avez dit qu’une certaine semaine vous deviez vous rendre à Lisieux pour une démarche très personnelle.

C’est l’histoire d’une promesse. Une de mes chiennes, Mirka, avait un bouton dans le cou. Il est analysé, c’est cancéreux. Elle passe un scanner qui ne décèle pas de métastase mais lui trouve quelque chose à l’estomac. C’est tout noir. Ce serait un cancer à la fois intraitable et inopérable. Le véto lui donne trois mois à vivre. Je suis anéanti, Mirka c’est comme mon enfant. Elle passe une fibroscopie, dix biopsies sont réalisées en suivant. Si Mirka s’en sort, je fais le vœu d’aller à Lisieux sur le tombeau de Sainte-Thérèse et à Assises, sur celui de Saint-François. Un vœu est un vœu, il faut le respecter.

Votre passion pour les chiens et les animaux se matérialise aussi au sein de la fondation Brigitte-Bardot.

Brigitte Bardot a voulu que je devienne secrétaire général dans sa fondation dont la mission est de veiller au bien-être animal et de défendre la cause animale. Cent soixante-dix salariés et six cents bénévoles mènent des actions dans soixante-dix pays. J’ai quatre chiens, ça étonne certains de mes amis. Il faut avoir des animaux sous son toit pour comprendre ça. Je n’ai pas d’enfant, alors ces chiens prennent plus d’importance. À la fondation, je vois tellement d’atrocités… Il m’arrive de ne pas comprendre l’âme humaine. Tous ceux qui font souffrir les animaux devraient subir le même châtiment.

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