PRO D2 - Le double visage isérois

  • Menés 13 à 6 à la pause par des Biarrots pragmatiques, les Grenoblois de Pio Muarua sont pravenus à revenir. Photo Jack Robert
    Menés 13 à 6 à la pause par des Biarrots pragmatiques, les Grenoblois de Pio Muarua sont pravenus à revenir. Photo Jack Robert
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Dominés en première période, les joueurs du FCG ont su renverser la situation pour assurer un partage qu’ils auraient même pu transformer en victoire.

Leur duel avec Biarritz, les Grenoblois auraient pu le perdre. Steeve Blanc-Mappaz, leur capitaine, en convient : "En première période, nous avons été dominés. Nous avons dû régler notre discipline, notre défense, notre touche…" Le pilier Zack Gauthier valide : "Il y a eu, de notre part, beaucoup trop d’imprécisions. Chacun a eu sa mi-temps ; à partir de là, l’issue est logique mais à cause de cette première période manquée, nous avons perdu deux points." Leur entraîneur Nicolas Nadau va un peu plus loin dans l’analyse : "En première période, nous avons clairement été dans le dur. Nous commettons des fautes, nous nous retrouvons en infériorité numérique, nous encaissons un essai sur un ballon porté… et au moment où Biarritz est en situation d’inscrire un deuxième essai, quelque chose se passe. Nous controns bien leur ballon porté et à partir de là, le comportement de l’équipe change."

Car ce match, la formation iséroise au double visage aurait tout aussi bien pu le remporter au vu d’une deuxième période totalement différente. Il y a bien sûr eu les propos tenus dans le vestiaire pour recadrer certaines choses, avec "des mots forts" selon Zack Gauthier mais aussi pour fixer une ligne de conduite au groupe. "Il fallait changer nos formes de jeu", résume Nicolas Nadau, en poursuivant : "En seconde période, nous avons à notre tour été dominateurs."

Ne pas faire la fine bouche

Le constat le pousse à exprimer certains regrets. "Nous perdons deux points parce que nous avons eu des opportunités de faire basculer ce match mais nous ne les avons pas saisies. Nous avons deux occasions d’essais sur des ballons portés mais nous commettons à chaque fois un en-avant. Il y a aussi cette touche que nous ne trouvons pas sur une pénalité en fin de rencontre." Le pilier isérois exprime le même sentiment : "à quinze contre quatorze, nous avons laissé passer notre chance." Pourtant, malgré les regrets, malgré la conviction d’avoir laissé filer deux points, le camp isérois ne fait pas la fine bouche sur ce partage avec l’un des gros bras du championnat. "En seconde période, nous avons gâché des munitions en étant trop impatients. Cela nous montre ce vers quoi nous devons tendre", retient le capitaine. Zack Gauthier veut retenir le second visage proposé par son équipe face au BO : "Nous sommes en progression. Ce match va nous servir. Aujourd’hui, nous sommes davantage sereins à domicile."

Ce duel du haut de tableau comptera forcément dans l’avancée des Isérois. Nicolas Nadau en est convaincu : "Le jeu appelle les fautes et s’il y a eu beaucoup de déchets, c’est aussi parce que nous avons su être ambitieux. Face à Biarritz, nous avons tenu le bras de fer dans l’occupation, dans le jeu, sur les ballons portés." Face au BO, Grenoble a perdu deux points mais a aussi franchi un cap en montrant sa capacité à réagir dans l’adversité.

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Jean-Pierre DUNAND
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