Pro D2 - Nevers a son festin entre les mains en recevant Agen

  • Après leur défaite dans l’Aude,  les hommes de Xavier Péméja vont devoir faire preuve de précision et de discipline pour espérer l’emporter face à Agen, qui construit loin de ses bases.
    Après leur défaite dans l’Aude, les hommes de Xavier Péméja vont devoir faire preuve de précision et de discipline pour espérer l’emporter face à Agen, qui construit loin de ses bases. Midi Olympique - Stéphanie Biscaye
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À huit jours du réveillon, l’affiche prestigieuse face à un des grands est un cadeau piégé pour des Neversois en mal de points et toujours en quête de l’ivresse du match référence.

Le calendrier de la LNR avait verni l’Uson Nevers Rugby et ses supporters, en leur offrant juste avant Noël une affiche cinq étoiles au Pré-Fleuri. " Même si on était en haut du classement, la venue d’Agen, c’est une affiche exceptionnelle pour nous. Un club avec un tel palmarès, qui a vu évoluer tellement de grands joueurs…", rappelle Hugues Bastide, arrivé à Nevers à l’époque où le club regardait depuis la Fédérale 1 le Pro D2 avec des yeux d’enfants un soir de Noël.

Mais pas d’étoiles rêveuses dans la voix du flanker neversois, conscient que l’affiche de ce soir n’a rien d’un scintillant match de gala. Treizième au classement, l’Uson affronte tout simplement la meilleure équipe à l’extérieur, qui s’ingénie à construire loin de ses bases les victoires qu’elle anéantit à Armandie. Quatre succès à l’extérieur, quatre défaites à la maison : le bilan des Agenais révèle crûment l’âpreté croissante du Pro D2, qui abrase les citadelles et érode les invincibilités. Cette année, les Neversois en font l’expérience au Pré-Fleuri, avec un nul (Biarritz), une défaite (Vannes) et des victoires incertaines qui attisent la nostalgie des orgies bonifiées de la saison passée. "On sait que ça va être un match à double tranchant", résume Hugues Bastide. "Ou on gagne et on a la tête hors de l’eau, ou on perd et on est au fond du seau." Pour s’éviter des fêtes gâchées et des migraines qui n’auront rien à voir avec l’abus de pouilly-fumé, les Neversois n’ont donc pas d’autre choix que de s’imposer ce soir, histoire de remettre un petit coup de talon vers le milieu du classement. "C’est le match idéal pour montrer ce qu’on vaut dans ce contexte", assure l’un des garants de l’esprit neversois, dont la fidélité au club est le meilleur des messages aux jeunes et aux recrues : "Si on est ici, c’est parce qu’on aime ce club, et on n’accepte pas la situation dans laquelle on est. Notre rôle, à nous les anciens, c’est de rassurer tout le monde, mais aussi de ne pas lâcher les gars, d’être intransigeants au quotidien. Les mecs qui sont arrivés ont eux aussi envie de marquer l’histoire du club."

La clé du renouveau

Dans la tourmente d’une situation comptable décevante, le groupe fait front : "L’état d’esprit est bon. On n’a jamais pris quarante points, on est toujours présents. On n’est pas payé de nos efforts, mais si on continue comme ça, on le sera. Il nous manque un peu de réussite, un peu de confiance, et de la régularité dans l’intensité. Des trous d’air, toutes les équipes en ont pendant un match, mais on doit mieux gérer nos temps faibles."

La clef du renouveau neversois est sans doute cachée dans ces secondes périodes où l’équipe se met à subir et à accumuler les fautes. La défaite à Carcassonne, vendredi dernier, a encore illustré ce mal des Neversois : "On a été dominant mais on offre la victoire à Carcassonne", regrette le manager Xavier Péméja. "Les joueurs donnent le maximum mais il y a des erreurs qui nous coûtent cher, un manque de précision, de l’indiscipline. Ça se joue sur des détails. C’est une question de maturité, on doit gommer ces fautes faciles que l’on paie cash. Mais l’avenir est optimiste, de plus en plus de voyants verts s’allument. Il nous manque ce match référence où tout fonctionne. Il faut qu’il arrive vite."

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Sébastien CHABARD
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