Les nations passées au crible en 2022 : l’année de tous les désastres au pays de Galles

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    International - Le pays de Galles a manqué son année 2022 PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Des défaites à domicile face à l'Italie et à la Géorgie, un Tournoi des 6 Nations raté, une génération qui s'épuise, un sélectionneur licencié... L'année du pays de Galles a été manquée dans les grandes largeurs.

Ça va mal dans la principauté. À tel point que la fédération a limogé le sélectionneur Wayne Pivac, pour rappeler… son prédécesseur : Warren Gatland en personne. La campagne automnale a été vraiment trop médiocre pour sauver Pivac qui était déjà installé sur un siège éjectable depuis la défaite à domicile face à l’Italie dans le Tournoi. À l’automne, il a vécu une défaite à domicile face à la Géorgie (13-12), une raclée subie face aux All Blacks (55-23) et un ultime revers face à l’Australie (34-39) après avoir compté 21 points d’avance. La WRU ne pouvait pas ne pas réagir face à un tel désastre.

Pour la première fois depuis des lustres, le rugby gallois ne trouve plus de jeunes talents prêts à servir tout de suite la nation avec succès. À l’inverse, certains vétérans comme Alun-Wyn Jones, 37 ans, semblent désormais au bout du rouleau. Les Tipuric, Halfpenny ou Priestland font aussi leur âge. Contrairement à une idée répandue, il n’y eut pas tant de blessés que ça, même si Dan Biggar a forcément manqué.

La confiance semble avoir déserté ce petit pays qui produit tant de grands joueurs. Les Gallois ont peu de réserves en première ligne. Ce n’est certes pas nouveau, mais le phénomène s’est accentué depuis quelques années. Le rugby de la Principauté ne produit pas de grands piliers de mêlée.

Plus inquiétants encore, les attaquants gallois ont fait chou blanc à l’automne, particulièrement face à la Géorgie. Warren Gatland, néo-zélandais de naissance, a trouvé en terre galloise son pays de cocagne. Il a amené la sélection à trois grands chelems en onze ans (2008, 2012, 2019).

Il semble même disposer d’un fluide particulier et d’une aura vis-à-vis des joueurs gallois. Il est en effet réputé pour avoir un gros pouvoir de persuasion et une main mise sur les groupes dont il s’occupe. Wayne Pivac, par comparaison, semblait plus coulant. Gatland aura six mois pour redresser la situation, en se souvenant qu’en 2008 pour son premier Tournoi, il avait fait carton plein. 

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