Top 14 - Toulon et ses leaders en défaillance

  • Swan Rebbadj a été pénalisé quatre fois contre Brive
    Swan Rebbadj a été pénalisé quatre fois contre Brive Icon Sport - Icon Sport
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Inférieur en conquête aérienne et très sérieusement indiscipliné, Toulon sort vaincu de son déplacement à Brive. Dans ce match qui se jouait à l’expérience, les cadres de l’effectif varois n’ont pas permis au navire rouge et noir de redresser la barre.

Il fallait voir la mine abattue du capitaine Mathieu Bastareaud après la rencontre pour comprendre à quel point le mal est profond dans le vestiaire varois. Avec une voix basse, il est venu expliquer les raisons de cette deuxième défaite de rang. Pour lui, Toulon ne joue pas avec le frein à main. « Mais nous avons peut-être un manque de confiance en nous, en notre jeu. Peut-être la peur de mal faire aussi », avouait l’ancien centre international. Et dans de tels moments de doute, des rencontres accrochées comme celle-ci, un groupe doit pouvoir se reposer sur ses cadres, sur ses leaders expérimentés. Ce ne fut pas le cas en Corrèze. Avec 7 pénalités concédées à eux deux sur les 16 totales, Swan Rebbadj et Anthony Étrillard se sont par exemple montrés beaucoup trop indisciplinés face à des Brivistes qui s’en sont nourris. Derrière, le centre Jérémy Sinzelle et ses 207 matchs en Top 14 n’ont pas su amener le danger offensif espéré dans le milieu de terrain briviste. Des errances individuelles qui s’ajoutent à une conquête collective une nouvelle fois défaillante, comme à Bayonne lors de la précédente journée.

Une question de caractère

Et quand Toulon obtient des munitions intéressantes, il manque « ce côté tueur », comme le disait le capitaine du jour, dans les zones de marques. Comment ne pas illustrer ce propos avec la séquence à la 72e minute, où les Varois enchaînent les séquences frontales pendant plusieurs phases de jeu sans grande avancée avant de subir un grattage salvateur de Karkadze. Ce même super-remplaçant Karkadze qui achevait les espoirs toulonnais en fin de rencontre. Pour Franck Azéma, comanager du RCT, ces défaites doivent faire ressortir l’état d’esprit de ce groupe rempli de grands joueurs. « Le caractère, c’est maintenant qu’on va le voir. Je suis persuadé que nous n’en manquons pas mais on va en avoir besoin dans les semaines à venir. À l’heure où nous sommes sous pression, on va voir ceux qui vont baisser la tête et ceux qui vont se retrousser les manches. On vient aussi chercher ça par moment. » Aux portes du top 6, il n’y a pas de quoi s’alarmer non plus pour les coéquipiers de Dan Biggar. En revanche, la quinzaine européenne à venir doit être une bouffée d’air et l’occasion de retrouver cette appétence au jeu que l’on a déjà observé à plusieurs reprises. Alors comme a conclu avec bienveillance Mathieu Bastareaud en quittant la conférence de presse : « Au travail ! 

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Tristan FAILLER
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