Blanco contre-attaque

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Serge Blanco a déclaré être candidat à la présidence de la FFR, pour succéder à Pierre Camou en 2016. Une déclaration et un brusque retournement puisqu'il s'est ravisé quelques instants plus tard. Info ou intox...

Ce matin, Serge Blanco a fait sensation en déclarant sur RTL qu’il était prêt à se porter candidat à la présidence de la FFR en 2016. Une déclaration au micro d’Yves Calvi qui a fait sensation sachant que l’ancien international aux 93 sélections est aujourd’hui vice-président de la fédération, fidèle soldat du président Pierre Camou. «Pourquoi pas ?» a-t-il d’abord affirmé, avant de détailler quand la question s’est faite plus précise : «Oui, bien sûr, ça veut dire oui. Mais après il y a des bases, des personnes que je respecte qui vont se présenter, il y a un président aujourd’hui qui est en place (Pierre Camou ndlr), j’aurais besoin d’avoir une discussion avec lui. On verra pour faire pour le mieux pour cette fédération.»

Deux heures plus tard, au téléphone, Blanco nous apportait son éclairage : «Je ne suis pas candidat. Ce n’est pas d’actualité.» Rien d’autre, pour le moment à déclarer. 

Un rempart face à Laporte

Alors, le vice-président de la FFR fait-il machine arrière après en avoir trop dit ? Ses propos ont-ils été déformés ? Ou tout simplement mal interprétés ? La vérité est multiple. Selon nos informations, Blanco n’a pas l’intention d’endosser le rôle de leader fédéral. Il n’en a pas besoin, d’ailleurs, pour mener à bien ses projets (XV de France, Grand Stade) puisqu’il s’inscrit sur une ligne politique et stratégique totalement identique à celle de son président, Pierre Camou. Concrètement, tant qu’il pourra avancer, développer ses idées et les défendre, Blanco restera au second rang. Ce n’est pas par fatalité : le Biarrot, qui a déjà été président de la LNR, n’est pas en quête de reconnaissance. Il recherche la liberté d'entreprendre.

Pour autant, impossible d’exclure aujourd’hui une future candidature... Son sort est lié à celui de Pierre Camou. Si ce dernier ne se représente pas lors des prochaines élections fédérales (2016, dans les six mois qui suivront les Jeux Olympiques d’été) et si personne dans son camp ne semble en mesure de s’imposer, Blanco entrera en piste. Tout dépendra, enfin, si un autre candidat se lance dans l’aventure. Par exemple si Bernard Laporte, qui a déjà affirmé son intention d’entrer dans la mêlée, va jusqu’au bout de ses idées. A suivre...

 

 

Emmanuel Massicard
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