Noa Nakaitaci, le temps de confirmer

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    Noa Nakaitaci, le temps de confirmer
Publié le , mis à jour

Fidjien de naissance. Français de cœur. L’ailier de Clermont a fait son choix sportif depuis un moment mais sans jamais s’inscrire dans la durée. Aujourd’hui il se voit offrir une nouvelle chance en Bleu. Retour sur un parcours fait de travail et de patience.

11 juin 2013. Le XV de France est en pleine préparation face aux Auckland Blues (franchise de rugby néo-zélandaise). Nakaitaci est titulaire. Rapidement, le XV de France prend l’avantage grâce au pied gauche de Doussain et à la capacité de perforation de Fickou. Puis vient la 49e minute. Le néo-Bleu, très en jambe depuis le début de match, tient à confirmer les espoirs qu’il suscite. Nakaitaci inscrit deux essais en trois minutes. Deux courses en bout de ligne. Facile. Mais ces deux réalisations viennent surtout couronner une partie pleine d’enthousiasme, de crochets assassins et de sprints incessants. Pour sa première sélection non officielle (puisqu’Auckland n’est pas une sélection nationale), Nakaitaci a marqué des points. C’est certain. Mais la suite ne se passera pas comme prévu.

Salle d’attente

Deux semaines après cette bonne prestation, il ne participe pas au test-match face à la Nouvelle-Zélande et disparaît des radars pendant un an et demi. Philippe Saint-André explique ce vide : « Il n’a pas eu beaucoup de temps de jeu à Clermont. » Ce qui nous ramène au 15 janvier dernier. PSA le rappelle pour la préparation au Tournoi des 6 Nations : « Il est en train de devenir l’un des meilleurs trois-quarts aile du rugby français. Il a été décisif sur des matchs de très haut niveau. » Mais encore une fois, Nakaitaci ne fait pas partie des plans de jeu immédiats du sélectionneur. Il doit encore attendre son tour. Il regarde les matchs contre l’Écosse, l’Irlande et le pays de Galles à la télé, gentiment assis en salle d’attente.

Circonstances favorables

Alors que l’impatience le ronge, Nakaitaci ne regrette pas son choix. Celui d’avoir refuser la sélection fidjienne en 2012 : « Je suis français. J’aime ce pays. J’y suis heureux. » Il a beau avoir fait ses premiers pas en plein milieu de l’Océan Pacifique, Noa ne se voit pas jouer pour une autre sélection. Pas forcément pour le prestige, mais surtout parce qu’il « est reconnaissant de ce que la France lui a apporté », comme l’affirme son coéquipier en club, Ludovic Radosavljevic. Et puis la concurrence ne lui pas peur. Il est conscient du travail fourni cette saison et de ses propres qualités. Aujourd’hui, même son entraîneur peut le dire. Noa Nakaitaci a mûri : « Il a toujours cette faculté à gagner les contacts et à être bon dans l’évitement. Mais désormais il est aussi capable de tenir ses matchs et d’être propre. » Dimanche, face à l’Italie, il y a donc de fortes chances de le voir fouler la pelouse. Il devrait profiter des blessures de Fofana et de Guitoune à son poste. Et si c’était enfin son heure ? U.B.

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