Montauban, c’est déjà demain !

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    Montauban, c’est déjà demain !
Publié le , mis à jour

Le promu montalbanais a conclu sa surprenante saison par un festival offensif. Mais l’euphorie ne l’empêche pas de songer déjà à l’avenir...

Par Simon VALZER

Le score ne l’indique peut-être pas, mais les entraîneurs montalbanais ont poussé un grand « ouf » de soulagement au coup de sifflet final de cette rencontre où leurs hommes furent rapidement menés de vingt-deux points après seulement dix-huit minutes de jeu : « Nous avons complètement joué à l’envers », rageait l’entraîneur Xavier Péméja. « Notre première mi-temps a ressemblé à du rugby de plage », prolongeait le technicien en charge des trois-quarts Philippe Mothe. Pris d’emblée à la gorge par un adversaire qui comptait bien remporter la victoire pour décrocher une quinzième place possiblement synonyme de maintien en cas de fusion ou de relégation financière, les Tarn-et-Garonnais ont payé cher leur démobilisation d’un maintien assuré depuis belle lurette. Pour autant, la défaite aurait été inexcusable.

L’hommage à Penalva

Pour Péméja : « Perdre cette dernière rencontre aurait été inimaginable. » Et pourquoi donc ? « Ne serait-ce par rapport à notre public, à nos supporters ou un mec comme David Penalva qui jouait son dernier match avec Montauban après quatre saisons. Ce mec, c’est un grand. Il a été de l’aventure de la Fédérale 1 et a su se mettre au niveau. » Ému, l’intéressé gardera un souvenir inoubliable de son passage dans le Tarn-et-Garonne : « Je n’oublierai jamais la fidélité des supporters montalbanais. Ils nous ont suivis partout en France : à Lille, à Vannes, à Marseille… ils nous ont toujours suivis, dans les bons comme dans les mauvais moments : 10 000 personnes étaient à Sapiac pour notre montée face à Lille… Mais en 2012, quand nous avions manqué la montée face à Bourgoin, ils nous avaient quand même réunis pour nous remercier. Quand tu es rugbyman, ce genre d’attention compte énormément. »

Comme d’autres de ses coéquipiers, David Penalva peut quitter le Tarn-et-Garonne la conscience tranquille. Il laisse le club dans le monde professionnel, là où il a tant œuvré pour le hisser. À l’heure de ce baisser de rideau, vient également l’heure du bilan. Celui-ci est positif, forcément, mais pas parfait. « La grande satisfaction est d’avoir assuré le maintien assez rapidement, mais nous n’avons pas basculé vers l’objectif de la qualification. À partir du moment où nous l’avons évoquée, celle-ci s’est envolée », regrettait Xavier Péméja. Et son adjoint Philippe Mothe de dévoiler les axes de travail en vue de la saison prochaine : « Notre effectif va gagner en quantité et en qualité, mais nous devrons aussi être plus vigilants sur la prévention des blessures. » Car l’année prochaine, les Montalbanais perdront le bénéfice de l’effet de surprise : « Nous serons attendus », prévient Péméja. La rançon de la gloire, après tout.

Simon Valzer
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