Tyrosse : arrêt momentané

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    Tyrosse : arrêt momentané
Publié le , mis à jour

L’élimination des Landais en huitième de Fédérale 1 a brisé une longue période de stabilité. Elle engage le club dans une réflexion attendue comme salutaire.

Le score du huitième retour à Chambéry a claqué très fort au vent de notre rugby : 57-16. La défaite tyrossaise a estomaqué les initiés aux choses de la Fédérale 1 car jamais les Landais n’avaient subi pareil revers. Songez que ces cinq dernières saisons l’UST (rétrogradée du Pro D2 en 2006) a terminé cinq fois première de sa poule et échoué trois fois sur la dernière marche d’accession au Pro D2. Ces derniers jours, autour des présidents Diriberry et Laclau, le club a tenté d’analyser les causes de son échec 2015. L’UST vient-elle de vivre un coup d’arrêt ? C’est la question que chacun se pose bien au-delà du Marensin et à laquelle le manager Stéphane Cambos, du haut de ses six années de fonction technique, apporte une réponse qui se veut objective. « Les causes sont multifactorielles et les facteurs, externes et internes, interagissent entre eux, avance-t-il. Le niveau de la Fédérale 1 ne cesse de monter et les effectifs des participants aux quarts de finale sont pros alors que nous sommes amateurs. En interne, il y a eu un changement de groupe et de staff, un mauvais départ, l’usure des garçons et de moi-même. À Tyrosse, on continue de bien travailler mais il est de plus en plus difficile d’allier le haut niveau de la Fédérale 1 et le métier de chacun. »

Un problème de budget

Au-delà du cas tyrossais, Stéphane Cambos, responsable de la formation des DE d’entraîneur, est surtout inquiet pour le rugby du Sud-Ouest qui marque un net recul. Cette problématique est illustrée par la 37e position de l’UST au classement des budgets de la Fédérale 1. Pourtant, elle s’est maintenue jusqu’à cette année parmi les quatre meilleurs nationaux. Les dirigeants veulent y voir la preuve que leur modèle existe et résiste. Cependant, le manager admet qu’il ne serait pas sérieux de ne pas se pencher sur les raisons pour lesquelles les objectifs n’ont pas été atteints. « Sont-ils atteignables ?, jette-t-il en préalable. Nous avons une vraie réflexion à avoir et pas mal de choses à faire évoluer mais le plus important est le bon fonctionnement du projet de club. Il y a vraiment une structuration du sportif, il est équilibré et les jeunes ont des résultats. »

En évoquant, avec de la passion dans le verbe, le cas de son club, Stéphane Cambos ne peut s’empêcher de déborder sur le contexte général : « Nous avons joué deux matchs à Tyrosse en trois mois. Comment générer une économie et une dynamique de club ? Et cela a de l’impact sur la motivation des joueurs. Nous répondons à tous les critères du cahier des charges d’accession au Pro D2, sauf le budget, et donc nous ne serons pas invités la saison prochaine à disputer la montée. On tire sportivement vers le bas et financièrement vers le haut. J’aimerais que les critères sportifs soient prioritaires. » Très proche du Pro D2 depuis plusieurs années, l’US Tyrosse aspire à se maintenir au plus haut niveau possible. Mais cette stabilité devrait passer par des changements de structures. Le président Robert Diriberry, qui avait évoqué une possibilité de recul, va poursuivre sa mission une saison supplémentaire. Le manager Stéphane Cambos ne cachait pas son envie de se reposer après un long combat au quotidien. Dans les discussions qui ont été engagées, l’entraîneur des avants Stéphane Barberena est impliqué. Enfin, des mouvements sont aussi à attendre du côté des joueurs. Ne voyez là aucun mauvais signal d’un club qui affiche sur sa devanture : «Coup d’arrêt momentané».

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