Lescure : le village gaulois

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    Lescure : le village gaulois
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C’est un village de culture treiziste axé sur la formation. Il a connu l’élite de 2011 à 2013. Sa fierté, c’est d’aligner une équipe dans chaque catégorie.

Il y a cinquante ans, un instituteur, Jean Carayon avait initié ses élèves à la pratique du rugby à XIII. Une initiative pédagogique qui a finalement changé l’existence de ce village de la ceinture albigeoise. En 1964, le rugby à XIII était officiellement né dans ce bourg de 4000 habitants. Au fil des ans, il captiva même la population qui suivait avec un certain enthousiasme les prouesses de ses jeunes et de l’équipe senior qui vit le jour en 1974. « La formation, c’est notre marque de fabrique, déclare le président Thierry Astouls. Dans l’univers du rugby à XIII français, nous sommes le club à avoir remporté le plus de titres champions de France, dans la catégorie juniors fédéraux. C’est une fierté. Nous sommes aussi fiers de notre junior, Nicolas Pomié qui a participé à la belle victoire (35-34) samedi dernier à Carcassonne face à l’Angleterre. »

Un club sain qui peut se flatter d’aligner une équipe dans chaque catégorie dont une équipe féminine. Il est également fier d’avoir évolué dans toutes les catégories fédérales de la Promotion jusqu’à l’élite. En 2011, Les Lescuriens à la faveur de leur titre national d’élite 2 face à Baho (12-0) avaient décidé d’évoluer au plus haut niveau national de l’épreuve. Une accession qui avait été validée par la Fédération au congrès de Libourne -Montagne.

Un finaliste malheureux

Pendant deux saisons, les Tarnais se sont mesurés aux Villeneuvois, Limouxins, Perpignanais, Toulousains, Carcassonnais, etc..... Une expérience riche, mais éprouvante sur le plan sportif et financier (le budget était estimé à l’époque à 350 000 euros). « Nous avons essayé, nous avons récompensé les joueurs qui sportivement avaient mérité cette montée, fait remarquer Thierry Astouls. En revanche, le niveau était très relevé. Financièrement, c’est une compétition exigeante. Contrairement aux autres formations, nos joueurs avaient un statut amateur. Après deux ans, au plus haut niveau, nous avons tiré des conséquences positives de cette expérience. Notre place est plutôt en Élite 2, c’est un niveau qui nous convient très bien tant sur le plan sportif que financier.» Finalistes malheureux, le week-end dernier face à son prestigieux voisin, les Lescuriens espèrent, la saison prochaine, toucher le Graal comme en 2011. Quant à l’avenir du club, il va se consacrer à la formation. Cela dure depuis cinquante ans et ça marche.

Didier Navarre
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