Le destin des Espoirs clermontois, champions en 2011...

Champions trois années consécutives (2010, 2011 et 2012) les espoirs de l’ASM possédait une génération dorée. Quatre saisons plus tard, que sont devenus les joueurs présents sur la feuille de match lors de la finale 2011 (26-19 contre Toulon) ?

Que sont devenus les joueurs composant l’effectif des champions de France Espoirs 2011. Tour d’horizon des différents débuts de carrière. Titulaires : (Premières ligne) Raphaël Chaume, Arnaud Ramone, Adrien Oleon ; (Deuxièmes ligne) William Demotte, Maxime Granouillet ; (Troisièmes ligne) Florent Fontaine, Arthur Roulin, Loann Goujon ; (Charnière) Ludovic Radosaljevic (capitaine), Ludovic Allegre ; (Ailiers) Noa Nakaitaci, Steven Catelin ; (Centres) Antoine Ratinaud, Alexandre Mourot ; (Arrière) Jean-Marcellin Buttin. Remplaçants : Johann Lourdelet, George Jashitashvili, Kévin Gourdon, Yoann Jendrzejczak, Viktor Kolelishvili, Nicolas Vuillemin, Maxime Fantini.

Raphaël Chaume (Clermont-Ferrand) : En première ligne, c’est le seul à avoir percé au sein de l’ASM Clermont Auvergne. Cette saison, il a joué 14 matchs (dont 7 comme titulaire) et s’est imposé comme un très bon pilier gauche, remplaçant de luxe en Auvergne. Malheureusement pour lui, Vincent Debaty et Thomas Domingo sont encore des tops joueurs et ne semblent pas en passe de laisser leur place.

Arnaud Ramone (Montluçon, Fédérale 1) : Talonneur titulaire lors des deux titres de champion de France espoirs de Clermont (2011 et 2012), Arnaud Ramone quitte l’ASM pour rejoindre le club de Montluçon (fédérale 1). Depuis, le talonneur s’est imposé comme essentiel au sein du club de l’Allier (déjà 20 rencontres cette saison, dont 13 comme titulaire). Malheureusement pour lui, son club s’est fait éliminé en huitièmes de finale par Aix-en-Provence et ne peut plus espérer jouer à l’échelon supérieur la saison prochaine.

Adrien Oléon (Stade français) : Après son titre de champion de France espoirs, le pilier droit n’a que très peu évolué chez les pros Auvergnats. Seulement 6 rencontres et très peu de temps de jeu. En 2013 il décide donc de quitter l’Auvergne et rejoint le Stade Montois, avec qui il dispute onze rencontres. A l’intersaison, c’est le Stade Français qui fait appel à lui. En 2014-2015, Adrien Oléon n’a joué que 5 rencontres sous le maillot parisien.

William Demotte (Agen, ProD2) : Dès son titre de Champion de France espoirs, le deuxième ligne a quitté l’ASM pour rejoindre le SU Agen, encore en Top 14 à l’époque. La première saison il dispute 10 rencontres, puis 17 lors du retour d’Agen en ProD2. Cette saison, il a défendu le maillot agenais à 12 rencontres dont 6 comme titulaires. Si son équipe l’emporte contre Mont-de-Marsan dimanche, William Demotte pourrait retrouver l’élite dès la saison prochaine.

Maxime Granouillet (Aurillac, ProD2) : Titulaires lors des titres espoirs de l’ASM 2011 et 2012, Maxime Granouillet n’a jamais eu sa chance avec l’équipe une. A l’intersaison 2014, le deuxième ligne décide de rejoindre Aurillac en ProD2. Un choix gagnant puisque cette saison, il a disputé 22 rencontres (12 comme titulaire).

Florent Fontaine (Montluçon, Fédérale 1) : Juste après son titre en 2011, Florent Fontaine quitte l’ASM et rejoint Limoges en Fédérale 1. En deux saisons il dispute 32 matchs. À l’intersaison 2013, il quitte Limoges pour Montluçon, où il retrouve d’anciens coéquipiers comme Arnaud Ramone ou Steven Catelin.

Arthur Roulin (Aurillac, ProD2) : Comme Maxime Granouillet, Arthur Roulin est champion de France espoirs en 2011 et en 2012. Et comme Maxime Granouillet, Arthur Roulin n’arrive pas à s’imposer à Clermont-Ferrand. Du coup, comme son acolyte, le troisième ligne choisit l’intersaison 2014 pour rejoindre Aurillac et la ProD2.

Loann Goujon (Clermont-Ferrand) : De cet effectif, c’est peut-être l’un de ceux qui a le « mieux réussi ». S’il est compliqué de juger une carrière de rugbyman, Loann Goujon a (pour l’instant) fait de bons choix de carrière. Après le titre (2011), le troisième ligne choisit de rester à Clermont mais il ne dispute que 3 petites rencontres. Il décide alors d’aller chercher du temps de jeu à La Rochelle en ProD2. Il retrouve le Top 14 en 2014/2015. La même saison il est appelé par Philippe Saint-André pour porter le maillot bleu. De cet effectif, Loann Goujon et avec Noa Nakaitaci, l’un des deux joueurs à avoir le plus de chances de disputer le mondial en Angleterre. La saison prochaine, le troisième ligne défendra les couleurs de Bordeaux.

Ludovic Radosaljevic (Clermont-Ferrand) : Champions de France espoirs en 2010 et 2011, le demi de mêlée trouve rapidement du temps de jeu en équipe une. S’il joue à quelques reprises entre 2008 et 2010, Ludovic Radosaljevic évolue surtout en espoirs. En 2011 il profite du départ de Morgan Parra à la Coupe du Monde pour jouer 20 rencontres en Top14. Depuis, « Rado » s’est imposé comme un remplaçant de luxe au sein de l’ASM. Depuis son premier match (2008-2009), il a défendu 89 fois le maillot auvergnat.

Ludovic Allegre (ROC La Voulte Valence, Fédérale 1) : Juste après le titre 2011, le demi d’ouverture titulaire part à Oyonnax. Il joue à 23 reprises mais n’est pas conservé par le club de l’Ain. Il choisit donc de rejoindre La Voulte en Fédérale 1. Mais cette saison, Ludovic Allegre n’a joué que 3 fois (dont une seule comme titulaire).

Noa Nakaitaci (Clermont-Ferrand) : Juste après son titre, Noa Nakaitaci est promu en équipe une. Dès la première saison il dispute 24 matchs de Top14. Depuis il s’est imposé comme titulaire à l’ASM. Pourtant il y a moins d’un an, Noa Nakaitaci était encore « inconnu du grand public », ce qui n’est évidemment plus le cas aujourd’hui. International à 2 reprises, l’ailier né au Fidji a inscrit un essai contre l’Angleterre, ce qui suffit à vous rendre populaire.

Antoine Ratinaud (Massy, ProD2) : Dès l’intersaison qui suit le titre de champion de France, Antoine Ratinaud rejoint Massy. Depuis, le centre n’a plus quitté le club francilien malgré le parcours semé d’embûches (2 montées, puis 2 descentes immédiates). Depuis la saison 2012-2013, il s’est imposé comme titulaire au centre du terrain.

Alexandre Mourot (Lyon) : À l’intersaison 2013, Alexandre Mourot rejoint la capitale des Gaules, alors en ProD2. Il fait remonter le club en Top14. Joueurs du Lyon Olympique Universitaire depuis 2 saisons, le centre n’a disputé que cinq rencontres avec le LOU.

Steven Catelin (Montluçon, Fédérale 1) : Après le titre, Steven Catelin rejoint immédiatement Carcassonne en ProD2, mais ne joue pas. Il décide alors de rejoindre Montluçon en Fédérale 1. Depuis il a joué 43 rencontres et s’est imposé à l’aile du club auvergnat.

Jean-Marcellin Buttin (Clermont-Ferrand) : La saison qui suit le titre, Jean-Marcellin Buttin devient le premier international de la génération ! Mais depuis l’arrière peine à s’imposer. Barré par Byrnes ou Abendanon, Jean-Marcellin Buttin ne poursuit pas la carrière qui lui était promise. La saison prochaine, le joueur de 23 ans tentera de relancer sa carrière sous le maillot de l’Union Bordeaux Bègles.

Johann Lourdelet (Biarritz, Pro D2) : Remplaçant lors des finales du championnat espoirs 2011 et 2012, Jordan Lourdelet rejoint Biarritz à l’intersaison 2013. S’il joue très peu (1 seul match) en Top14, il s’est depuis imposé dans le XV de départ du BO (18 rencontres disputées cette saison).

George Jashitashvili (Hyères-Carqueiranne, Fédérale 1) : Comme Johann Lourdelet, George Jashitashvili est remplaçant lors des titres 2011 et 2012. En 2013, il décide de rejoindre la formation de Chalon sur Saône. Après deux saisons sous le maillot orange, il décide de rejoindre Hyères Carqueiranne, également en Fédérale 1. Mais après une saison chaotique, les joueurs du Var sont relégués en Fédérale 2.

Kévin Gourdon (La Rochelle) : Remplaçant en 2011, Kévin Gourdon est titulaire en 2012 lors de son second titre de champion de France espoirs. Dans la foulée, le troisième ligne rejoint La Rochelle. Depuis il s’est imposé comme titulaire indiscutable et a défendu le maillot maritimes à plus de 75 reprises.

Yoann Jendrzejczak (ne joue plus au rugby) : C’est un ovni dans cette équipe championne de France espoirs 2011. Yoann Jendrzejczak est le seul à avoir arrêté le rugby. S’il a rejoint Montluçon après le titre, le troisième ligne a décidé de mettre un terme à sa carrière à seulement 24 ans. Aujourd’hui, Yoann Jendrzejczak est éducateur à plein temps, au sein de l’ASM. Lorsque le club lui a proposé ce poste, il n’a pas hésité une seconde préférant « être sur de mon avenir à 100% plutôt que de n’avoir que 50% de devenir rugbyman pro ». Et si beaucoup d’amateur de rugby ne comprendront pas son choix, Yoann Jendrzejczak déclare « ne regretter à aucun moment d’avoir arrêté le rugby pour me consacrer à ma vie professionnelle et personnelle ».

Viktor Kolelishvili (Clermont-Ferrand) : International Géorgien avant le titre de 2011, Viktor Kolelishvili était promis à un grand avenir. Quatre saisons plus tard, le troisième ligne s’est imposé au sein de l’ASM. Sur les feuilles de match de neuf des douze premières rencontres, Viktor Kolelishvili s’est gravement blessé (rupture complète du ligament croisé antérieur du genou droit) et n’a pas joué au rugby depuis près de six mois.

Nicolas Vuillemin (Nevers, Fédérale 1) : La carrière de l’ouvreur remplaçant lors de la finale de 2011 n’a jamais pris l’élan attendu. Après une saison quasi blanche (sept feuilles de matchs), à Oyonnax en Top14, Nicolas Vuillemin a choisi de rejoindre Nevers (fédérale 1). En une saison il s’est imposé comme titulaire. Son club dispute d’ailleurs la demi-finale du championnat. En cas de qualification en finale, il serait assuré de voir son club rejoindre l’échelon supérieur. Une occasion en or pour Nicolas Vuillemin de sortir de l’ombre pour relancer une carrière pleine d’espoirs.

Maxime Fantini (Saint-Jean d’Angély, Fédérale 2) : Juste après le titre, Maxime Fantini décide de rejoindre Castanet (alors en Fédérale 1). Pourtant titulaire indiscutable, l’ailier décide de quitter le club après une unique saison. Il signe à Vannes, également en Fédérale 1. Après deux saisons sous le maillot breton, il décide de signer pour Saint-Jean d’Angély qui joue alors … en Fédérale 2.

  • Loann Goujon a connu les joies de la sélection en Bleu.

  • Après un passage à Oyonnax, Ludovic Allegre connaît des difficultés en Fédérale 1, dans son nouveau club de la Voulte-Valence où il n’a joué que trois fois cette saison.

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