Klouchi : le bonheur est à l’aile

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    Klouchi : le bonheur est à l’aile
Publié le , mis à jour

Sofian Klouchi est comme un poisson dans l’eau à Chambéry. Arrivé à l’intersaison d’Annecy, il affole les compteurs sous le maillot savoyard. Avec onze essais inscrits cette saison, il fait partie des meilleurs finisseurs de Fédérale 1. Un bilan qu’il espère encore augmenter, dès ce dimanche en demi-finale face à Aix-en-Provence.

Sofian Klouchi

Les passerelles entre le rugby et le foot sont légions. De nombreux anciens footballeurs sont ainsi devenus des rugbymen accomplis, à l’image de Christophe Dominici ou Gaëtan Germain. Sofian Klouchi, ailier de Chambéry (Fédérale 1) fait lui aussi partie de cette catégorie. «Je jouais au football et mon papa me trouvait turbulent. Il m’a donc inscrit au rugby et quand il me l’a annoncé, j’ai pleuré. Mais finalement, ça a été un mal pour un bien car le rugby a constitué un défouloir plus important. Je suis d’ailleurs revenu de mon premier entraînement ravi» confie Sofian Klouchi. C’est à Espira-de-l’Agly, que le futur ailier chambérien a effectué ses premières passes, avant de rejoindre Perpignan. Pur produit de la formation catalane, c’est logiquement qu’il a rejoint l’Usap en cadets et ce jusqu’en espoirs. Mais sans jamais pouvoir percer dans le groupe professionnel, ce qui ne lui laisse aucune amertume. «Je pense qu’il m’a manqué de la maturité pour passer professionnel, mais aussi de la technique et du physique. C’est la dure loi du sport mais aujourd’hui, je n’ai pas de regrets». Pour se relancer, Sofian Klouchi rejoint alors Mâcon puis Annecy, où il ne reste qu’une saison. Non pas que le garçon ait la bougeotte, mais plutôt pour des raisons sportives. «A Mâcon, le jeu était avant tout basé autour de la conquête et de la domination physique et malgré un huitième de finale, je n’étais pas épanoui. Ensuite à Annecy, on a eu des difficultés mais je ne regrette pas cette aventure car elle m’a permis de grandir, de mûrir».

Chambéry, un pari gagnant

Une progression symbolisée par la formidable saison qu’il réalise cette année avec Chambéry. Parfaitement fondu dans le groupe savoyard, il a inscrit onze essais en vingt rencontres de Fédérale 1. «À Chambéry, j’ai trouvé un système de jeu, basé sur le mouvement et la vitesse qui me correspond parfaitement» analyse le finisseur catalano-savoyard. Une intégration facilitée sur le terrain mais aussi en dehors, au sein d’un groupe symbolisant parfaitement les valeurs du rugby. «Nous sommes tous des frères, on prend beaucoup de plaisir ensemble. Quand on est sur le terrain, on ne cherche pas l’exploit personnel mais à réaliser nos objectifs grâce au collectif». Cette solidarité peut expliquer la réussite du club savoyard cette saison en Fédérale 1. À l’image de cette qualification obtenue au bout du suspens, en quart de finale face à Auch. «On connaissait la complexité de la tâche, mais nous avons toujours cru en nous. Nous savions qu’Auch avait une grosse défense et que pour les surprendre, nous devions imposer des temps de jeu. Le dernier essai vient d’ailleurs après six temps de jeu». Mais malgré la qualification, Sofian Klouchi ne s’enflamme pas. L’ailier chambérien continue à travailler pour progresser et à ses yeux, les axes de travail sont nombreux. «Je dois encore m’améliorer dans mon jeu au pied, je dois être plus puissant pour casser les plaquages et encore plus incisif en défense».

Se livrer pour ne pas avoir de regrets

Des objectifs pour lesquels Sofian Klouchi se donne les moyens de réussir, en travaillant avec le préparateur physique du SOC. Le tout, sans oublier son expérience du rugby à VII. «Les deux (le VII et le XV, N.D.L.R.) sont très complémentaires. À VII, il y a beaucoup de courses et de répétition, il faut savoir se faire mal» analyse Sofian Klouchi. Autant d’atouts, à l’aube d’une demi-finale de Fédérale 1, face à Aix-en-Provence où le rythme sera élevé. «Cette demi-finale n’est que du bonus pour nous, le but sera de n’avoir aucun regret. La pression est sur Aix, qui a des joueurs de qualité et a annoncé vouloir monter». Une humilité tranchant cependant avec l’enjeu de ce duel : une place en finale et une montée en Pro D2. Le genre de rendez-vous que Sofian Klouchi ne manquerait pour rien au monde. D’autant qu’il se plait dans la préfecture savoyarde. «Je sens que je progresse ici à Chambéry et puis, j’ai besoin de stabilité. J’espère qu’on est au début d’une grande aventure». Si Chambéry est à l’aube d’un exploit majuscule, celle de Sofian Klouchi avec la préfecture savoyarde ne fait que commencer.

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