Toulouse, ce survivant

  • Toulouse, ce survivant
    Toulouse, ce survivant
  • Guy Novès porte sa petite fille
    Guy Novès porte sa petite fille
  • La relève est assurée, même chez les supporters
    La relève est assurée, même chez les supporters
  • Tekori au milieu du public avant le match
    Tekori au milieu du public avant le match
  • Hommage à Guy Novès
    Hommage à Guy Novès
  • Essai de la victoire signé Cyril Baille
    Essai de la victoire signé Cyril Baille
  • Guy Novès avec Luke McAlister
    Guy Novès avec Luke McAlister
  • Fabien Pelous et Guy Novès : transission de pouvoir ?
    Fabien Pelous et Guy Novès : transission de pouvoir ?
  • Les supporters d'Oyonnax rendent hommage à Christophe Urios
    Les supporters d'Oyonnax rendent hommage à Christophe Urios
  • Toulouse, ce survivant
    Toulouse, ce survivant
Publié le , mis à jour

Comme pendant la saison régulière, le Stade toulousain a joué à se faire peur à Ernest-Wallon mais sera bien au rendez-vous des demi-finales du Top 14.

Un point. C’est tout diront certains, suffisant pour d’autres. Celui de l’honneur sauf mais ce point est surtout celui qui a qualifié le Stade toulousain de Guy Novès pour les demi-finales du Top 14. Alors même si le trône est occupé par d’autres depuis 2012, cette équipe est toujours invitée à la table des grands de ce championnat. L’élimination en barrage la saison dernière n’est plus qu’un lointain et mauvais souvenir, même si la route pour retrouver le dernier carré a souvent été sinueuse.

Le Stade toulousain n’est plus souverain comme ce fut longtemps le cas. Il n’avance plus à son rythme, quand il était capable de ralentir à sa guise pour mieux accélérer ensuite, conscient de devoir lever le pied dans les périodes internationales tout en se préparant au mieux au sprint final. Cette saison, la marge de manœuvre a été beaucoup moins grande, notamment à Ernest-wallon, devenu terre d’espoir pour les visiteurs et d’inquiétude pour Thierry Dusautoir et ses coéquipiers. L’entraîneur des trois-quarts, Jean-Baptiste Elissalde, pouvait constater que ces hommes avaient eu toutes les peines du monde à calmer la révolte oyonnaxienne : «Cette saison est folle pour tout le monde. Les matchs sont à l’image de cette saison. On a le même nombre de victoires que Toulon et Clermont mais on n’est pas aussi constant qu’eux. On manque de maîtrise à certains moments...» Ils avaient pourtant décidé de prendre Oyonnax à la gorge, pour faire trembler ce nouveau venu en phase finale. Entame de feu pour tétaniser un adversaire surprenant mais manquant encore d’expérience. Vingt premières minutes à sens unique, jouées sur un rythme d’enfer mais sans créer un écart suffisant pour éteindre la flamme des «Oyomen», capables de marquer en infériorité numérique et de mener à la pause.

Baille chasse les fantômes

Les fantômes de Wallon parcouraient tout le stade. Le début de la seconde période était aussi à l’avantage de Christophe Urios et de ses grognards. Benjamin Urdapileta ajoutait deux pénalités pour offrir sept points d’avance à son équipe. «A 16-9, on a cru qu’on pouvait le faire, confirmait le deuxième ligne de l’USO Thibault Lassalle. Il nous a manqué un peu d’essence. Quelques petits détails nous ont on échappé. On y a mis tout notre cœur comme tout le long de la saison mais bravo à Toulouse.»

Le Stade toulousain est un survivant, capable de se réinventer dans la difficulté, de sortir des jeunes au moment où cette équipe vieillissante avait besoin d’un surplus d’énergie. Un stade toulousain sauvé par le jeune Cyril Baille, membre de cette première ligne des Espoirs avec Dorian Aldegheri et Julien Marchand entrés en seconde période pour porter une estocade inattendue. Des jeunes qui fait bouger les lignes dans le sillage du très remuant et percutant Joe Tekori lors de son entrée en jeu. Ils n’ont pas encore l’expérience de certains de leurs partenaires mais leur fougue leur a permis de renverser les débats et de préserver ce petit point d’avance. Suffisant pour cette fois, même si personne n’est dupe comme le soulignait Jean-Baptiste Elissade : «Nous avons été dominateurs. C’est une belle victoire collective mais face à Clermont un autre défi de taille nous attend.»

Nicolas Augot
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