Un premier rendez-vous, place des grands hommes

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    Un premier rendez-vous, place des grands hommes
Publié le , mis à jour

La formation du Stade toulousain est une véritable marque de fabrique, ayant permis l’éclosion de nombreux internationaux. Critiquée ces derniers temps au vu des résultats des Rouge et Noir, elle revient cependant au premier plan. Cinq de ses jeunes disputant la demi-finale contre Clermont, samedi à Bordeaux.

Toutes les premières fois sont des moments uniques dans la carrière d’un joueur. En ce sens, porter le maillot du Stade toulousain, avec le passé qu’il symbolise est forcément synonyme d’émotion. Un sentiment décuplé au moment de disputer les différents tours des phases finales. À l’image des Bezy, Marchand, Aldegheri et autres Galan. Ce week-end, c’est au Grand Stade de Bordeaux que les jeunes Toulousains disputeront leur première demi-finale. Comme un clin d’œil, dans un stade dont le baptême du feu en version rugby sera célébré ce week-end. « On est toujours content de faire des demi-finales, surtout aujourd’hui au vu de la dureté du Top 14. On est content d’en être là et on verra ce qui arrivera par la suite », confie le demi de mêlée Sébastien Bezy. « On essaye de savourer au maximum, on se rend compte de la chance qu’on a car on est jeunes et qu’on joue avec des joueurs de classe mondiale », poursuit le pilier Cyril Baille, héros du barrage face à Oyonnax (20-19). De la chance, il en faut parfois pour éclater au plus haut niveau. Le pilier Dorian Aldegheri pourrait en attester, car intégrant le groupe suite à la suspension de la poutre Census Johnston. Il est également pressenti pour débuter la demi-finale au poste de pilier droit, après la blessure de Neemia Tialata contre Oyonnax. Une titularisation restant en suspens de la décision de la commission de discipline vis-à-vis du cas Johnston, convoqué ce mercredi à Paris.

La chance des habitués toulousains

Des contraintes dont le demi de mêlée Sébastien Bezy n’a pas attendu les effets pour s’imposer comme titulaire. Après une première saison professionnelle récompensée de neuf titularisations, le petit frère de Nicolas s’est imposé de façon évidente derrière la mêlée toulousaine. Au point de compiler déjà seize titularisations cette saison (Top 14 et Champions Cup) et d’être le maître à jouer des Stadistes. « Nicolas a fait un quart de H Cup, une demi-finale et une finale de Top 14 donc c’est vrai qu’il connaît ces matchs-là. Il m’a dit de ne pas me mettre la pression et de faire le meilleur match possible. C’est un match comme un autre », prévient Sébastien Bezy. Un match « normal », au vu du passé toulousain à ce stade de la compétition. Les hommes de Guy Novès disputant ce samedi, leur vingt et unième demi-finale en vingt-deux ans. Mais si les Haut-Garonnais ont l’habitude de ce genre de rendez-vous, ils n’en oublient pas les difficultés rencontrées cette saison. « L’équipe a été chercher cette qualification, c’est vrai que c’est notre première demi-finale donc on essaye de savourer au maximum. Maintenant, il faut confirmer car il ne faut pas s’arrêter à un bon match et derrière ne plus exister », annonce Cyril Baille, qui vivra, lui, sa première demi-finale. Une chance d’autant plus reconnue, dans le cas du troisième ligne Gillian Galan. Ce dernier étant revenu voici un mois, après une entorse d’un genou contractée à Oyonnax, le 6 mars.

Un comparatif avec la génération 2001

« Je vis cette demi-finale comme un match lambda et si je suis dans le groupe, j’espère pouvoir rentrer et me donner à 200 % », prévient Gillian Galan. Un souhait ayant de grandes chances d’être exaucé, pour le troisième ligne rouge et noir. Tout comme pour les quatre autres membres de ce club des premières, auteurs de prestations convaincantes samedi dernier en barrage. « Cyril, Dorian et Julien ont fait une super entrée, ils ont véritablement fait basculer le match. De mon côté, j’ai eu des bonnes sensations. Cela fait quatre matchs maintenant, on essaye de continuer à progresser, de continuer à amener à chaque fois sa pierre à l’édifice », rappelle Gillian Galan. Avec la jeunesse toulousaine au pouvoir, comment ne pas effectuer un comparatif avec la génération 2001. Celle des Frédéric Michalak et autres Clément Poitrenaud, sacrée championne de France dès sa première saison. Mais la route du vingtième Brennus passe par Bordeaux, où le Stade a gagné quatre demi-finales en six tentatives depuis 1993. Seulement, la dernière avait été perdue par les Toulousains contre Clermont en 2009 (9-19). C. V.

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