Dernière danse pour les Galactiques toulonnais

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    Dernière danse pour les Galactiques toulonnais
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Vendredi soir, le public du Nouveau stade de Bordeaux aura l’occasion d’apercevoir en « live » une constellation d’étoiles à 759 sélections. Une des dernières fois, peut-être la dernière. Un instant privilégié de suivre une formation qui depuis trois ans terrasse toute l’Europe du rugby.

Dans quinze jours au maximum c’est terminé ! Cette année, sur le papier, le président Mourad Boudjellal a offert à son manager, la plus belle équipe jamais alignée à Toulon et peut-être même en France. « Mourad m’offre chaque saison une formule 1 à conduire, et je dois me transformer en Sebastian Vettel », analysait au lendemain du troisième sacre européen Bernard Laporte. Un manager qui pour la deuxième fois de la saison va sortir son XV majeur pour la demi-finale face au Stade français. Un XV aux 759 sélections (record mondial !) avec des Bleus (4) en route vers le Mondial, Chiocci, Guirado, Tillous-Borde, Bastareaud, des Blacks (3) Hayman Williams, Masoe, des Boks (3) Botha, Smith, Habana, des Wallabies (2) Mitchell, Giteau-, un Puma, Hernandez, un membre du XV de la Rose, Steffon Armitage et un Lion accessoirement international gallois, Halfpenny, avec une ligne de trois-quarts à plus de 50 sélections de moyenne !

Beaucoup d’humilité

« J’ai pris des risques pour que le staff puisse compter sur un tel effectif et ça paye », glissait ce mercredi Mourad Boudjellal, déjà anxieux pour l’affrontement de vendredi. La réussite de ce duo c’est de faire de cette sélection mondiale, une véritable équipe de club. C’est ce qui a le plus surpris à son arrivée, l’un des derniers pensionnaires de cette constellation, le talonneur français Guilhem Guirado qui, en douze mois sur la rade, aura pris une nouvelle dimension qui aura fait de lui, le taulier du poste chez les Bleus.

« On souligne beaucoup le professionnalisme des joueurs de l’hémisphère Sud, mais ce que je retiens, c’est leur manière d’aborder les matchs sans se mettre de pression et surtout les efforts qu’ils font pour t’intégrer. Quand j’ai débarqué, Carl Hayman ou Bakkies Botha prenait soin de venir chaque jour vers moi pour voir comment se passer mon installation. Voir ses deux immenses stars s’intéresser à vous démontre leur humilité », glissait plein d’admiration le néo-Toulonnais.

Bien loin de l’image de mercenaires que peut laisser penser le recrutement toujours plus cosmopolite de Mourad Boudjellal. « Il n’y a rien qui m’horripile plus que cette expression », coupe à chaque fois que l’on évoque ce sujet agacé Bernard Laporte. Et à les observer fêter « en famille », lors d’un simple brunch, leur nouveau sacre européen au début du mois de mai, on peut comprendre sa position. Si sur le papier, le RCT représente les « Galactiques » du rugby, dans les faits, il s’agit d’une équipe de rugby comme les autres. Et c’est ça leur force. Une équipe qui malgré le poids des années, n’est toujours pas rassasiée.

Pierre-Laurent Gou
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