Toulon - Stade français : les clés du match

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    Toulon - Stade français : les clés du match
Publié le , mis à jour

Si le RC toulonnais a dominé de la tête et des épaules la saison régulière, le triple champion d’Europe s’est néanmoins cassé les dents à deux reprises sur son adversaire du jour, à Mayol (24-28) puis à Jean-Bouin (30-6). Autant dire que les Parisiens de Gonzalo Quesada (qui avait déjà vaincu le RCT sur ses terres lorsqu’il entraînait le Racing-Metro) connaissent la recette, et ne se priveront pas de tenter de l’appliquer une nouvelle fois.

Mêlée : gare à Van der Merwe !

No scrum, no win. L’adage est vieux comme le rugby mais a toujours autant de mal à être démenti, qui plus est en Top 14. Bernard Laporte déteste qu’on le titille sur ce sujet mais, à chaque fois que sa première ligne a été mise en difficulté cette saison, Toulon a été vaincu. Autant dire que les Parisiens, qui ont démoli le Racing-Metro dans cet exercice la semaine dernière, tenteront de refaire le coup dans le sillage de leurs piliers Slimani et Atonio. À droite, Rabah Slimani livrera un duel international avec Xavier Chiocci, l’un de ses possibles pendant à gauche pour la future Coupe du monde. Petits gabarits, piliers de mêlée typiques, les deux hommes ne se feront aucun cadeau. Mais le duel le plus attendu résidera de l’autre côté de la mêlée, où le capitaine varois Carl Hayman se frottera au meilleur pilier gauche du championnat, Heincke van der Merwe. Jamais pris en défaut cette saison, le Sud-Africain constituera l’un des meilleurs atouts parisiens à Bordeaux. Sauf qu’Hayman ne souhaite sûrement pas clore sa carrière sur une reculade…

La réussite des buteurs

Cela peut paraître un lieu commun, mais cette donnée a lourdement pesé lors des deux matchs de phase régulière. Et en particulier lors du succès parisien à Mayol (24-28), lors duquel les Toulonnais Michalak, Armitage, O’Connor puis Escande avaient manqué la bagatelle de 23 points au pied (7 pénalités et une transformation) face à un Plisson en état de grâce, dont le seul échec (un drop manqué) avait rapporté un essai à Julien Arias… À charge donc pour Leigh Halfpenny de faire oublier ces échecs, car en face d’un Morné Steyn impérial en barrages, le moindre échec pourrait valoir très cher. Et cela, les Parisiens le savent mieux que quiconque… Inférieurs aux Varois en termes de puissance physique, le Stade français devra absolument scorer sur toutes ses occasions. Autant dire que Steyn ne devra pas se priver de tenter, et surtout de réussir, des drops lors de la moindre incursion parisienne.

La pression défensive

À chaque fois que le Stade français a vaincu Toulon, il a procédé de la même façon, en ne contestant pas les ballons dans les rucks pour reconstituer en permanence un premier rideau très dense, susceptible de monter de manière très agressive, souvent en coupant les extérieurs. La même stratégie a d’ailleurs été établie face au Racing-Metro la semaine dernière, avec le succès que l’on sait. On peut ainsi s’attendre à ce que Paris cherche à renouveler ce qui lui a si bien réussi, afin de compenser son manque de puissance face aux gros porteurs de balle toulonnais (Masoe, Smith, Bastareaud). Une stratégie face à laquelle, côté Toulon, le deuxième ligne Ali Williams devrait jouer un rôle crucial dans le tri des premiers ballons. À suivre…

Nicolas Zanardi
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