Aubenas-Vals : les honneurs de la confirmation

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    Aubenas-Vals : les honneurs de la confirmation
Publié le , mis à jour

Quart de finaliste pour la deuxième année consécutive, le Rugby Club Aubenas-Vals tire un bilan extrêmement positif de cette saison écoulée. Même si à quelques secondes près, le RCAV aurait pu réaliser l’exploit de sortir le futur champion de France, Aix-en-Provence. Pour ce qui aurait été la cerise sur le gâteau d’une saison de la confirmation accomplie.

Arriver au plus haut niveau est une chose, mais la force des grandes équipes tient dans le fait de se maintenir au sommet. Le Rugby Club Aubenas-Vals a encore prouvé, cette saison, qu’il faisait partie de cette élite. Car outre le fait d’atteindre ses objectifs, le club ardéchois a été tout proche de les dépasser pour s’offrir une demi-finale de Fédérale 1. Un essai de Vakacegu pour Aix-en-Provence, venant enterrer les espoirs albenassiens-valsois. « La qualification s’est jouée sur un coup de dé, qui ne nous a pas été favorable. Il nous a manqué un peu de chance et d’expérience mais cela va nous servir pour le futur », confie l’entraîneur des trois-quarts du RCAV, Conrad Stoltz. Mais avant de penser à la saison prochaine, il convient de regarder dans le rétroviseur la saison ardéchoise. Un parcours sans grande fausse note pour les hommes du président Christian Manent, venant confirmer l’exercice 2013-2014. Déjà une performance, à la vue du niveau élévé de la poule des Albenassiens-Valsois cette saison. « Notre saison a été beaucoup plus régulière que l’an dernier, où nous nous accrochions à domicile, avant de subir des défaites plus ou moins lourdes. Après, nous avons quasiment toujours répondu présent dans les gros matchs. » Mâcon (battu 37 à 9), Chalon-sur-Saône (battu 43 à 7) ou à un degré moindre Bourg-en-Bresse (21-13) pourront en attester. Avec 38 points sur 45 possibles pris à Dugradus, le RCAV est la troisième meilleure équipe à domicile de sa poule. Seul La Seyne-sur-Mer réussissant l’exploit de s’imposer en Ardèche, le 22 février dernier (14-18).

La Seyne-sur-Mer à double tranchant

Un revers lourd de conséquence puisqu’il a empêché les coéquipiers de Mariano Taverna, de terminer en tête de leur poule. Alors que tout semblait pourtant indiquer ce final de phase régulière. « Contre La Seyne-sur-Mer, on fait un non-match alors qu’ils font le match de leur vie. C’est une déception car on ne finit pas premier, par contre notre deuxième place ne souffre d’aucune contestation. Nous n’avons jamais été en difficulté pour la qualification », rappelle Conrad Stoltz. L’un des seuls petits regrets d’une phase régulière, où le RCAV aura également démontré sa solidité à l’extérieur. Les Ardéchois décrochant quatre victoires et le troisième bilan de la poule avec vingt points pris. Ironie du sort, c’est à La Seyne-sur-Mer, lors de la septième journée, que la saison ardéchoise a pris son envol. « Le discours cette saison était d’essayer de toujours être dans les clous pour accrocher le bonus défensif à minima. Cet objectif a été rempli et c’est une grosse satisfaction. La victoire à La Seyne (19-29, N.D.L.R.) est un tournant de notre saison. » Une performance d’autant plus importante qu’il ne s’agit que du deuxième succès albenassien-valsois à La Seyne-sur-Mer. Le seul trou du RCAV à l’extérieur se situant à Chambéry, dans un match où les Savoyards auront fait la différence en deuxième mi-temps (44-15). Il s’agit de la plus lourde défaite de la saison des hommes de Marc Raynaud, Sébastien Fouassier et Conrad Stoltz.

Un jeu de plus en plus développé

Mais les progrès du RCAV n’ont pas été visibles qu’au niveau des résultats. Avec l’arrivée de Conrad Stoltz, le jeu ardéchois s’est étoffé pour ne plus être qualifié d’équipe jouant uniquement sur ses avants. « On a réussi à développer du beau jeu car nous étions mieux placés et mieux structurés pour jouer et trouver des intervalles. J’avais également envie de faire quelque chose de bien avec les trois-quarts, de leur faire passer un cap pour soutenir nos avants toujours très performants », décrypte Conrad Stoltz. Une progression illustrée par l’essai en première main de Nicolas Rolland face à Langon, lors du huitième de finale aller. Le RCAV devra maintenant poursuivre dans cette voie, malgré des départs majeurs comme ceux de Jérémy Bourlon, Mehdi Merabet, Max Curie ou Thomas Ceyte. C’est aussi ça, la rançon du succès. C. V.

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