Rémy Ladauge: «Nous aurions pu les faire douter»

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    Rémy Ladauge: «Nous aurions pu les faire douter»
Publié le , mis à jour

Pour sa première saison à la tête de l’équipe, le manager vauréen n’a pas réussi à porter les siens jusqu’au titre. Mais l’exercice est malgré tout réussi et le club jouera en Fédérale 1 en septembre prochain.

La marche était trop haute, dimanche, face à Strasbourg. Lavaur, votre équipe, s’est lourdement inclinée…

C’est vrai que le score est sévère (50-23, N.D.L.R.). Mais il ne reflète pas tout à fait la physionomie du match. Ils font deux exploits individuels en début de partie qui leur permettent de marquer deux beaux essais. Ils prennent le score et à partir de là, tout devient plus facile pour eux. Je retiens que mon équipe a joué le jeu jusqu’au bout et n’a jamais baissé les bras.

Face à la densité alsacienne, vous aviez choisi l’option du jeu à outrance. N’avez-vous pas commis une erreur stratégique ?

Je ne le pense pas. Au vu de leurs qualités rugbystiques, notamment au niveau des trois-quarts, leur offrir des ballons de relance en jouant un jeu minimaliste et en « mettant du pied » aurait été contre-productif. Je suis prêt à parier que nous aurions quand même perdu ce match en adoptant cette stratégie-là. Nous avons préféré garder le ballon, essayer de le déplacer, pour user les Strasbourgeois. Je le dis et le répète, le score est lourd car nous avons tenu le ballon plus longtemps qu’eux et nous avions les moyens de les faire douter.

Les chiffres de la conquête sont d’ailleurs plutôt à votre avantage…

Devant, mes joueurs ont fait un bon match. Strasbourg représentait sûrement le meilleur pack de Fédérale 2 et nous l’avons mis à la faute. Mes gars ont obtenu 4 pénalités en mêlée fermée, nous avons obtenu 100 % de nos ballons sur nos lancers en touche… C’est positif. Par contre, dans le jeu courant, leur puissance nous a gênée. Nous n’avons pas pu mettre d’avancée dans le jeu, nos avants ont eu du mal à créer du liant avec les trois-quarts. C’est dommage car en tout début de match, nous franchissons leur ligne deux ou trois fois et avec un peu plus de maîtrise, nous aurions pu finir ces actions et prendre le score. Le match aurait alors été tout autre. Mais nous n’avons pas de regrets. Contre des équipes de notre calibre, nous avons gagné à chaque fois cette saison. Strasbourg était tout simplement trop fort et trop bien armé. Les Wakanivuga, Zambelli (trois essais en finale !), Kaiser, Naisilisili et consorts ont le niveau Pro D2.

Quid de la saison prochaine ? Comment allez-vous renforcer l’équipe pour affronter la Fédérale 1 ?

Il se trouve que j’ai quelques accointances avec le club d’Albi (il est toujours l’entraîneur en charge de la défense au SCA et le restera pour la saison à venir, N.D.L.R.). Nous allons donc puiser quelques recrues dans le centre de formation d’Albi, où de nombreux jeunes joueurs, encore trop tendres pour le monde professionnel, viendront s’aguerrir chez nous. On va bénéficier du travail de formation de Julian Guiard (directeur du centre de formation à Albi).

À titre personnel, comment arrivez-vous à concilier vos deux postes d’entraîneur ?

Cela me donne des semaines de travail assez chargées. Mais en étant organisé, j’arrive à m’en sortir ! Disons qu’à Albi, je suis sur du travail très spécifique, hyper précis, vu que je ne m’occupe que de la défense. À Lavaur, avec mon rôle de manager, j’ai une vue plus globale. Ce fonctionnement est fatigant mais très enrichissant. D. B.

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