Ardie Savea, retenez bien ce prénom

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    Ardie Savea, retenez bien ce prénom
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Le troisième ligne des Hurricanes a crevé l’écran lors de la demi-finale contre les Brumbies. Peut-il devenir aussi incontournable que son frère aîné Julian ?

Les images sidérantes de la performance des Hurricanes ne manquent pas. La première mi-temps de leur demi-finale de Super 15 face aux Brumbies pourrait donner matière à une dizaine d’articles… Mais ceux qui ne suivent que de loin le rugby néo-zélandais y ont découvert un nouveau joueur. Il porte pourtant un nom connu, Savea. Il s’agit d’Ardie, 21 ans, le frère cadet de Julian, le trois-quarts aile surpuissant qui fit sensation en 2012 en marquant un triplé pour sa première sélection contre l’Irlande. Il a désormais 24 ans et compte 30 essais en 33 capes. Mais au train où vont les choses on se demande presque s’il ne va pas un jour être désigné comme « frère de… » Ardie est plus longiligne, il atteint tout juste les cent kilos. Il porte en ce moment une petite moustache de danseur de tango argentin qui lui donne un bon petit style. Il joue troisième ligne côté ouvert et on se demande comment il ne fait pas déjà partie du groupe élargi des All Blacks qui prépare la Coupe du monde.

Une charge sur vingt mètres

Pourtant dès 2013, Steve Hansen l’avait amené avec l’équipe nationale en tournée en Europe pour lui faire humer l’air du rugby international. Il avait alors un statut d’apprenti accompagnateur, il n’était pas encore considéré comme un All Black en bonne et due forme, mais ses performances avec l’équipe nationale à VII et avec Wellington en NPC en faisait un petit bijou à polir avec soin. Contre les Brumbies samedi, il a fait preuve d’un tel impact physique qu’on se dit que ses débuts sous le maillot noir sont forcément programmés pour l’après-Coupe du monde. Les sélectionneurs néo-zélandais ne peuvent pas passer à côté d’un tel talent. À la onzième minute de la demie, il a par exemple réussi une charge sur vingt mètres qui a emporté une forêt de défenseurs accrochés à ses basques. Ce ne fut qu’un aperçu du potentiel athlétique de ce dévoreur d’espace, dont l’une des spécialités est de s’échapper en fond de touche pour de longs raids solitaires. Mais son premier objectif est prévu pour 2016, il espère bien conquérir la médaille d’or de rugby à VII à Rio de Janeiro et si possible en famille. « Il est sûr que j’adorerais vivre cette expérience, surtout si mon frère Julian est dans l’équipe. Ce serait une expérience à vivre extraordinaire. » Mais pour l’instant, c’est une mauvaise nouvelle qui est venue assombrir son phénoménal après-midi d’hiver austral. Une douleur à un genou pourrait le priver du plaisir de disputer la finale. Le staff médical a sept jours pour travailler d’arrache-pied sur cette partie d’anatomie.

Jérôme Prévot
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