Bouhraoua : « On veut juste que le rugby à VII ait la place qu’il mérite »

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    Bouhraoua : « On veut juste que le rugby à VII ait la place qu’il mérite »
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À deux semaines du dernier tournoi qualificatif pour les JO de Rio, Terry Bouhraoua revient sur ce que représente cet événement pour lui. Le capitaine de l’équipe de France dresse également un bilan de la situation du VII en France.

Qu’est ce que ça représenterait pour vous une qualification pour les JO de Rio ?

C’est un rêve de sportif. En même temps, les jeux Olympiques en tant que rugbyman, on ne connaît pas trop. On ne sait pas trop à quoi s’attendre. On ne pouvait pas mieux commencer nos qualifications pour avoir l’opportunité de les jouer. Il nous reste un tournoi à faire, et je pense que si on fait les choses simplement, sérieusement, il n’y a pas de raison que ça ne nous sourit pas.

Qu’est-ce que vous pensez de la situation du rugby à VII en France ?

Elle est en pleine évolution. En tant que joueur de rugby à VII, on aimerait bien sûr que ça aille plus vite, mais depuis que notre sport fait partie des sports olympiques, et que la Fédération a pris les choses en main, son image évolue, et c’est une bonne chose.

La dernière étape à Lyon, et la possible qualification pour les jeux Olympiques de Rio, pensez-vous que cela va permettre au rugby à VII de devenir beaucoup plus populaire en France ?

Oui, le fait que l’on se qualifie est quelque chose d’important pour ce sport en France. Ça va peut-être lui permettre de décoller en France.

Le rugby à VII souffre de la concurrence du XV ?

Oui, je le pense. La culture du rugby français est essentiellement basée sur le XV. Mais cela est en train de changer. On le voit avec ma génération grâce au fait que notre sport devienne olympique. Il y a de la place pour les deux dans le paysage du rugby français. Les deux doivent pouvoir se compléter.

Qu’est ce que vous ont apporté les arrivées des quatre joueurs du Top 14 ?

Ils ont été importants dans le sens où ils ont compensé certaines difficultés que l’on avait. Après, ils ont juste été un apport. Ils n’ont jamais été les quatre ensemble sur le terrain, le noyau dur était constitué de joueurs spécialistes du rugby à VII. Mais c’est normal, parce qu’il faut un temps d’adaptation pour passer du VX au VII.

Qu’est-ce qui manque aujourd’hui au rugby à VII français pour qu’il devienne aussi populaire qu’au Fidji par exemple ?

Je pense que mon sport n’obtiendra jamais la même popularité en France qu’au Fidji, car il y a beaucoup d’autres sports populaires ici. Mais nous, on veut juste que le rugby à VII ait la place qu’il mérite dans le paysage du rugby français. Propos recueillis par V. M.

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