Les clés d’un retour de blessure réussi

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    Les clés d’un retour de blessure réussi
Publié le , mis à jour

Parmi les 36 (+ 1) Bleus appelés à préparer la coupe du Monde dès le 6 juillet, deux incertitudes sont toujours présentes. Elles portent les noms de Jules Plisson et de Gaël Fickou. L’ouvreur et le centre internationaux sont lancés dans un contre-la-montre, dont Laurent Arbo nous livre les clés sur le plan de la préparation physique.

Le 23 août prochain, ils sauront et par la même occasion nous aussi. « Ils », ce sont les 31 Bleus qui composeront le groupe France pour disputer le Mondial anglais. À ce jour, des tendances s’affirment mais surtout deux incertitudes majeures restent. Elles planent sur les cas de l’ouvreur du Stade français Jules Plisson et du centre toulousain Gaël Fickou. De retour de blessure respectivement à l’épaule et au genou, les deux internationaux livrent un véritable contre-la-montre. « Le plus important dans ce type de situation est de ne pas brûler les étapes et de se fixer une dead-line. On peut comparer ça à un escalier, dont il faut monter les marches mais également ne pas les redescendre » analyse Laurent Arbo, le préparateur physique du Castres olympique. Pas toujours facile à réaliser, quand l’enjeu n’est autre qu’une place dans le groupe mondialiste. D’autant plus au moment où les autres sélectionnés dévoilent leurs atouts à l’entraînement. « Il faut tout le temps rassurer, il y a un certain côté psychologique car le joueur se sent en marge. Cependant, il faut également être réaliste ». Cette situation, Laurent Arbo l’a vécue en 2011 en tant que préparateur physique du XV de France. Aux côtés de Marc Lièvremont et son staff, il a notamment vécu le retour de Thomas Domingo. « Thomas partait de loin après sa blessure, on lui donnait six mois avant de revenir. Il avait pu courir à Falgos mais nous n’avions pas pu l’intégrer aux matchs de préparation. Or, il faut des joueurs rapidement opérationnels pour le Mondial et à partir de là, c’était dur de partir avec lui ». Laurent Arbo souligne malgré tout que « c’était un pari compliqué mais je pense qu’avec un mois de plus, on aurait gagné. »

Garder une activité cardiaque

La seule exception des paris du Mondial 2011, car tous les autres blessés ont pu partir en Nouvelle-Zélande, avec les Bleus. Des joueurs comme Aurélien Rougerie ou Fulgence Ouedraogo étant revenus à leur meilleur niveau. « On savait que la blessure de Fufu (N.D.L.R. : Ouedraogo) n’était pas rédhibitoire, on a pu travailler les jambes et la course. Il faisait même de la musculation adaptée. Pour Aurélien, son expérience a également beaucoup pesé. Il s’est mis en tête de jouer la coupe du Monde et à tout fait pour, comme il l’a prouvé en faisant un gros Mondial » confie Laurent Arbo. Pour les ramener à ce niveau, les préparateurs physiques des Bleus ont utilisé une stratégie bien précise. Le but est de permettre aux joueurs, de garder le rythme d’un sportif de haut niveau. « La première chose à faire est de permettre aux blessés de garder une activité cardiaque. Pour cela, on peut faire du travail de piscine, de physio qui marche bien. L’essentiel est que le joueur ne reparte pas de zéro. » Cependant, ce travail est un effort surveillé en lien avec le staff médical. Le but n’étant bien sûr pas d’aggraver les blessures des joueurs. « Le médecin est le seul garde-fou, il nous dit jusqu’où on peut aller avec les joueurs. Il doit y avoir une vraie communication avec le médecin, lors de plusieurs réunions dans la journée. C’est primordial. » Les clés d’une participation au Mondial pour un joueur de retour de blessure sont là. Jules Plisson et Gaël Fickou espèrent rapidement les avoir entre les mains. C.V

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