Olivier Milloud : « Le staff recherche les capacités du joueur à se dépasser »

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    Olivier Milloud : « Le staff recherche les capacités du joueur à se dépasser »
Publié le , mis à jour

Pilier international aux 50 sélections, Olivier Milloud a disputé deux Coupes du monde avec l’équipe de France. L’ancien joueur de Bourgoin et du Stade français a disputé les Mondiaux australiens et français. Il revient sur la préparation qui a précédé ces deux événements majeurs.

Vous avez disputé deux Coupes du Monde, en 2003 et en 2007. Comment aborde-t-on une préparation à ces événements majeurs ?

Quand on arrive au début d’une préparation et je l’ai vécu en 2003 et en 2007, on s’attend à quelque chose de dur. C’est pour cela qu’on essaye, hormis en cas de blessure, d’arriver le plus prêt possible.

Quels souvenirs gardez-vous de ces préparations ? Est-ce important de sortir du cadre du rugby traditionnel ?

Lors des ces préparations, le staff veut nous faire toucher à tout et changer nos habitudes. Il recherche les capacités du joueur à se dépasser. C’est toujours de bonnes expériences et je n’en garde que des bons souvenirs, comme par exemple lorsque nous avions effectué une via ferrata.

Quels sont les objectifs du staff durant la préparation ?

La préparation tournait toujours autour d’une même logique, la cohésion de groupe. On ne jouait pas tout le temps ensemble, le but était donc de recréer une équipe, de recoller tout ça. En ce sens, la préparation était une partie très importante pour permettre de souder le groupe.

Comment se passaient les retrouvailles avec vos coéquipiers en sélection ? Le fait de se rencontrer en Top 14 devait faciliter les choses.

Oui bien sûr, les retrouvailles avec mes coéquipiers en équipe de France se sont toujours bien passées. On a toujours eu autant de plaisir à se retrouver, même si on savait que la préparation allait être costaud. Le jeu en valait véritablement la chandelle.

Comment gériez-vous la concurrence durant la préparation ?

Pour d’autres postes, je ne sais pas mais de mon côté, la concurrence a toujours été saine. Il n’y a vraiment à redire de ce point de vue là. On s’est toujours très bien entendus et c’était très bien comme ça.

Certes, mais la perspective d’une place de titulaire doit compliquer ces relations. Comment éviter ces tensions ?

Quand on arrive à ce niveau, on sait très bien qu’on est tous des bosseurs et des grands garçons. Les points forts et les points faibles de chacun sont connus de tous. Maintenant, personne n’est à l’abri d’avoir des périodes un peu plus difficiles. Mais il est vrai que si tout va bien, la hiérarchie est clairement établie.

Comment se passaient vos relations avec le sélectionneur ? Discutiez-vous avec lui des choix sportifs ?

Cela ne me serait jamais venu à l’idée d’aller discuter les choix du sélectionneur car il lui étaient propres. Après, tout s’est très bien passé avec Bernard Laporte. Je donnais mon maximum sur le terrain et lui avait un discours clair. Propos recueillis par C.V

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