Saint-André : « Je sens de l’excitation »

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    Saint-André : « Je sens de l’excitation »
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Ce jeudi, Philippe Saint-André a présenté les objectifs des dix jours de stage à Tignes, entre travail en altitude et cohésion de groupe. Et pour l’instant, le sélectionneur se réjouit du début de préparation de son groupe.

Qu’attendez-vous de ce stage à Tignes ?

Continuer sur la dynamique du premier bloc à Marcoussis. 70 % du travail sera encore axé sur le physique et 30 % sur le rugby. Il est important pour nous de poursuivre sur le même état d’esprit. Le boulot en altitude va être capital pour la suite. Et il y aura aussi 48 heures avec des activités extra-sportives.

Comment sentez-vous le groupe ?

Je sens de l’excitation, du plaisir. Je sens un groupe qui a envie de continuer à se dépasser, que ce soit dans l’aspect physique ou l’aspect technique. Sur le plan du rugby, on va en profiter pour aller dans le petit détail.

Pouvez-vous nous parler des activités que vous avez concoctées pour vos joueurs ?

Nous sommes dans un lieu exceptionnel et pendant 48 heures, on va donc en profiter pour faire des activités extra-rugby. Je ne peux pas vous dire où, quand et comment. Il faudra aussi s’adapter aux conditions climatiques. Mais nous avons un cadre exceptionnel pour bien travailler.

Le but est-il de surprendre vos hommes ?

Le but est de vous surprendre à la Coupe du monde (sourires). Oui, on ne veut pas tomber dans une routine, alors on change les choses à l’entraînement ou dans les activités pour les surprendre. Tout est différent en permanence. Et pendant les fameuses 48 heures, il n’y aura plus de téléphone. On va tout faire pour avoir encore plus de cohésion collective.

Il y a quatre ans, l’équipe de France avait déjà effectué une lourde préparation et avait eu du mal à entrer dans sa Coupe du monde. Le craignez-vous cette fois alors que le premier match contre l’Italie sera capital ?

Le match important, il est le 19 septembre. Mais les autres nations travaillent énormément aussi. Oui, la préparation est difficile. On a fait le choix des 36 et on est à la limite de la blessure sur pas mal de joueurs. Mais après les deux tests de préparation contre l’Angleterre, il y aura un réajustement physique et un affûtage rugbystique. Ceci pour être en pleine forme contre l’Italie.

Sentez-vous déjà une forme de concurrence alors que cinq joueurs devront quitter le groupe fin août ?

Je ne vais pas le cacher. Quand on travaille par groupe avec les trois ouvreurs ou les trois talonneurs dans le même, ils se tirent la bourre. C’est normal, ce sont des compétiteurs mais ils le font avec un super état d’esprit. On sent le plaisir d’être ensemble. Tous les jours, ils vont dans leurs limites. Pour l’instant, ils ne pensent pas à la liste des 31 mais au groupe des 36. Pour vivre de grandes choses, il faut vivre une aventure humaine exceptionnelle.

Avez-vous déjà dressé un premier bilan sur cet aspect humain ?

Les sensations sont bonnes. Sur l’investissement, sur ce que les joueurs donnent collectivement, c’est très positif. Mais la vérité reste le terrain.

Justement, sur le terrain, mettez-vous des choses en place ?

On travaille par trois petits groupes de douze. On va dans la précision, sur les relances de jeu. Le très haut niveau, c’est bien faire des choses simples. Avec le gain physique, on va mieux se déplacer, faire des choses avec plus de précision. On a mis en place un ou deux lancements nouveaux aussi. Il est important que les joueurs les valident, qu’on trouve les bons timings et les bonnes sensations. Puis il y aura aussi des séances à quinze contre quinze avec plus d’intensité et de vitesse.

Les Four Nations vont débuter. Allez-vous le suivre, notamment pour les tendances arbitrales ?

Tous les matchs seront enregistrés, comme ceux de préparation des équipes de notre poule. Et nous aurons la visite d’arbitres qui officient au niveau international pendant la préparation. Ceci pour s’habituer aux nouvelles directives.

Des arbitres étrangers aussi ?

On va d’abord rester en famille (sourires).

Vous attendiez depuis longtemps d’avoir les joueurs à votre entière disposition…

Je retrouve l’habitude d’être au quotidien avec les joueurs, de pouvoir gérer la préparation. J’ai davantage l’impression d’être dans un cycle avant d’en entamer un autre. Ce n’est que du plaisir, du bonheur.

Avez-vous le sentiment de retrouver un fonctionnement de club ?

Absolument. Nous sommes le club France, avec ses objectifs de préparation et ses temps de récupération. Nous avons les joueurs 24 heures sur 24 et sommes dans une logique d’organisation de club. Avec Yannick (Bru) et Patrice (Lagisquet), on retrouve des choses qu’on a connues pendant de longues années dans nos clubs respectifs.

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