Goussebaire : « Pour mon baptême du feu, je suis bien servi »

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    Goussebaire : « Pour mon baptême du feu, je suis bien servi »
Publié le , mis à jour

Après sa relégation en Fédérale 1, le destin de l’US Dax est lié aux déboires financiers du Lille Métropole Rugby. La décision de la Commission d’Appel de la FFR rendue jeudi soir, annule à ce jour la montée en Pro D2 du LMR. Le président dacquois Jean-Christophe Groussebaire réagit.

Quelle est votre réaction après la décision de la Commission d’appel de la FFR ?

Nous restons toujours prudents vis-à-vis de tout cela, surtout que nous avons appris cette information via les réseaux sociaux. Nous n’avons encore rien reçu d’officiel venant de la Ligue ou de la Fédération. On attend donc pour fixer un projet définitif.

Vous attendez-vous à ce que cela dure encore longtemps ?

Je ne m’attends plus à rien très honnêtement. Je sais que les délais administratifs sont lourds à respecter en France. Mais j’ai confiance en la justice de mon pays. Et dès que nous recevrons un document officiel de la part de la Ligue ou de la Fédération on en prendra acte et c’est tout.

En ce qui concerne l’effectif, est-il complet à l’heure où l’on se parle ou dépend-il de l’issue finale de tout cela ?

Nous avons bâti une équipe pour évoluer en Fédérale 1, parce que nous connaissons notre statut personnel. C’est-à-dire que nous avons été relégué sportivement, nous sommes donc juste tributaires de la justice et du destin de Lille. Donc l’effectif est bâti à quatre-vingts, quatre-vingt-dix pour-cent pour la Fédérale 1. Par contre nous nous renforcerons sûrement en fonction des événements à venir.

Avez-vous parlé avec Raphaël Saint-André depuis hier ?

Bien sûr que l’on communique régulièrement. Mais Raphaël connaissait la situation lorsqu’il a signé. Il s’est donc engagé en toute connaissance de cause parce qu’il a notamment senti le potentiel de ce club et de notre effectif.

La majeure partie de votre projet est donc bâti en vous basant sur votre relégation sportive ?

Tout à fait, mais des ajustements sont encore nécessaires. Nous faisons encore face à beaucoup d’inconnues. De ce fait, nous ne pouvons pas encore lancer notre campagne d’abonnements ou communiquer auprès de nos partenaires. Il faut aussi, par exemple, gérer l’effectif en fonction de règlements différents entre la ProD2 et la Fédérale 1, tout en respectant le droit du travail et les contrats en cours. C’est en ce sens qu’il serait judicieux selon moi, de mettre en place une sorte de prime à la descente pour les clubs après de longues années de présence dans les divisions professionnelles. Il faudrait les accompagner au moins pendant un an, je crois que Thierry Braillard [actuel secrétaire d’État aux sports] l’avait évoqué mais sans donner de suite visiblement.

Si votre descente est confirmée, vous vous fixez combien de temps pour remonter en ProD2 ?

En ce qui nous concerne si nous sommes engagés en Fédérale 1 la saison prochaine, notre projet sera de remonter en ProD2. Mais le sport réserve sa part d’aléas. Les cas de Nevers et de Lille en Fédérale 1 cette saison en sont justement une très bonne illustration. Si nous évoluons en Fédérale 1 nous serons une équipe à battre, d’autant plus que nous découvrirons cette compétition. Il faudra donc un peu de patience pour que le rugby professionnel revienne à Dax. On ajuste donc un projet de club, mais je crois qu’un projet de territoire sera à l’avenir indispensable [en sous-entendant le projet de fusion basque]. Parce que le Sud-Ouest manque de consistance économique par rapport à d’autres régions comme la vallée du Rhône par exemple. Quoiqu’il en soit, si la décision concernant Lille, dont nous sommes tributaires je le rappelle, ne nous bénéficie pas, l’US Dax sera partie prenante de toute tentative pour revoir du rugby professionnel au club ou sur notre territoire.

A titre personnel, restez-vous malgré tout positif et optimiste face à ces événements ?

[Rires] Ce qui est sûr, c’est que pour mon baptême du feu je suis bien servi en deux mois et demi. Il existe certes des choses bien plus graves dans la vie, mais la vie de mon club et la situation de mes salariés me préoccupe bien évidemment au plus haut point. Je me dois donc d’être positif pour pouvoir les rassurer et les accompagner dans ces moments d’incertitudes. Quoiqu’il en soit, même si nous sommes dans l’expectative, il faut toujours positiver.

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