Antoine Burban : « On savait qu’on méritait d’aller plus loin »

  • Antoine Burban : « On savait qu’on méritait d’aller plus loin »
    Antoine Burban : « On savait qu’on méritait d’aller plus loin »
Publié le , mis à jour

Le troisième ligne Antoine Burban, champion de France, âgé de 27 ans, rechaussera les crampons mercredi. L’occasion pour lui de se livrer sur la future saison qui s’avère compliquée avec l’appel de bons nombres de Franciliens en Angleterre.

Comment appréhendez-vous cette reprise et comment vous y êtes-vous préparé ?

J’appréhende cette reprise comme toutes les autres. Le titre n’y change rien. J’ai pu me reposer, profiter de mes proches. J’ai quand même pensé à reprendre le sport petit à petit pour ne pas être trop surpris mercredi. Avec ma famille j’ai fait quelques activités sportives comme du tennis ou du basket. J’ai aussi repris la musculation, même si c’était plus compliqué puisqu’il faut avoir le matériel adéquat.

Vous abordez cette saison en tant que champion de France, cela met-il une pression supplémentaire ?

C’est sûr qu’on a un peu plus de pression sur les épaules. On sait qu’on sera plus attendus, on ne sera plus l’équipe qui peut surprendre, qu’on ne voyait pas gagner. Avec la Coupe du monde, notre effectif ne sera pas au complet. Toutes ces variantes jouent sur la pression. On ne peut pas s’empêcher de penser à Castres et à sa saison dernière. Leur exemple prouve bien qu’aujourd’hui le Top 14 est de plus en plus dur. Il n’y a qu’un pas entre jouer le maintien et les phases finales. Maintenant, on se prépare pour la saison à venir et on verra bien.

Votre premier match amical se joue contre Toulon, comment l’abordez-vous ?

Comme un match amical. On sait que ce sera un match très important. On n’est loin de le prendre à la légère. Nous n’en avons pas encore discuté avec le staff mais, il va de soi, qu’il sera très bien préparé.

Lors de la première journée de Top 14 vous recevez Pau, avant d’aller à Brive puis de recevoir Toulon. Comment abordez-vous ces premières journées ?

Il va falloir faire très attention à Pau. Ils arrivent bien reposés et plein d’envie. Ils auront un effectif presque complet vu qu’ils ne seront que très peu touchés par la Coupe du monde, comme Brive d’ailleurs. Il ne faut pas prendre ces rencontres à la légère. Il y a aussi la pression de jouer à domicile dès la première journée. On verra avec les coachs comment les préparer mais il faudra jouer tous les matchs dans l’optique de les remporter !

Comment allez-vous vous réorganiser avec le départ d’un bon nombre de vos joueurs pour la Coupe du monde ?

C’est vrai que nous avons trois joueurs avec le XV de France mais aussi des Géorgiens, des Samoans, des Sud-africains qui seront absents le temps du mondial. Sergio Parisse a aussi été appelé par les Italiens. On espère que Jules Plisson et Hugo Bonneval qui reviennent de blessures seront présents pour le début de saison. Il faudra voir mercredi l’état de forme de tout le monde et on fera en fonction.

Vous n’avez pas été appelé par Philippe Saint-André, comment le vivez-vous ?

Je suis un peu déçu, je dois bien l’admettre. Jouer une Coupe du monde c’est le rêve ultime de chaque rugbyman. Après, il y a des choix qui ont été faits et c’est bien pour ceux qui ont pu y aller. Maintenant, je me concentre sur la reprise. Je suis heureux de pouvoir être avec mon club pour le début du championnat.

Vous êtes au Stade Français depuis 2006, comment l’avez-vous vu évoluer ?

Il y a eu des hauts et des bas, des années compliquées, puis il y a eu l’arrivée d’un nouveau staff et d’une nouvelle génération. Tous ça a mis quelque temps à éclore, trois quatre saisons peut-être, jusqu’à ce titre de champions de France. C’est une belle aventure. Au fond, on savait tous qu’on méritait d’aller plus loin, qu’on ne pouvait pas se contenter d’une septième ou huitième place tous les ans.

Propos recueillis par M. A.

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?