L’USAP, et maintenant ?

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    L’USAP, et maintenant ?
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Favoris à la montée la saison passée, l’USAP a réalisé une belle saison et avait toutes les armes en main mais n’a pas su faire tomber le SU Agen à domicile, une semaine après les avoir battus chez eux, à Armandie.

Le sport est une discipline irrationnelle où une équipe peut avoir le visage d’un favori, réaliser une saison quasi parfaite (3e de la phase régulière) et tomber à domicile lors d’une demi-finale où leurs adversaires agenais ont pourtant cruellement manqué de réalisme. Champions de France en 2009, les Perpignanais arrivaient légitimement en ProD2 avec l’étiquette d’un favori. Mais les nombreux changements survenus à l’intersaison (notamment une quinzaine de recrues) ne permirent pas aux Usapistes de réaliser le début de championnat idéal. Pourtant jamais éloigné du haut du classement (ils passèrent seulement deux journées hors du Top 5), les Catalans n’ont jamais semblé en passe d’inquiéter le leader Palois au classement général. Qualifiés en phase finale avec leur troisième place, les joueurs de François Gelez rencontrèrent Agen à Aimé Giral (les Lot-et-Garonnais ayant terminé à la quatrième place). Favoris par leur classement, les Perpignanais l’étaient également par leurs deux victoires obtenues face à Agen (32-16 ; 23-26), dont la seconde obtenue à Armandie lors de la dernière journée du championnat. Pourtant ce sont les coéquipiers de Marc Giraud qui se sont imposés (32-32 après prolongations, mais quatre essais à deux pour les visiteurs). « On mène très rapidement 16-0, c’était peut-être notre plus belle entame de la saison. Mais Agen avait préparé son coup et s’est imposé au bout du suspens, même s’ils auraient pu le faire bien plus tôt si leurs buteurs avaient été plus en réussite, explique lucide Romain Terrain. C’est cruel d’être éliminé sans avoir perdu, mais ça nous fera progresser car on apprend de nos erreurs. » Mais Perpignan semble prêt à repartir de l’avant afin de réaliser une saison plus aboutie « Le contexte était difficile, avec le traumatisme de la descente et l’effectif qui avait été totalement bouleversé. De plus on arrivait dans un championnat que l’on ne connaissait pas vraiment, alors on ne savait pas trop où se situer. La défaite en demie nous a fait mal, c’était une déception. Quand on est sportif on a du mal à se contenter d’une demi-finale. Mais maintenant on a plus ou moins digéré cette élimination. De plus on peut dire qu’on partait de loin et qu’on a, avec le recul, réalisé une bonne saison. » continue le talonneur de l’USAP.

Pas de chantier en cours

Vieux d’une saison en ProD2, le staff de l’USAP a fait le choix de ne pas bouleverser son effectif. Contrairement aux nombreux mouvements de l’intersaison précédente, il n’y aura cette fois que cinq arrivées pour huit départs (transferts/arrêt). « C’est un avantage, on peut intégrer les nouveaux plus rapidement et surtout la majorité de l’effectif connaît déjà le système mis en place » explique le centre emblématique David Marty. Et en ce qui concerne les objectifs pour la saison ? « Maintenant qu’on a un peu plus d’expérience de cette deuxième division, on l’aborde tous différemment. On espère au moins faire aussi bien que la saison dernière, il ne faut pas qu’on manque d’ambition. Cette saison on ne pourra pas attaquer le championnat moyennement sinon on va connaître des déconvenues. Mais j’ai confiance en ce groupe. On a des joueurs d’expériences et des jeunes comme Karl Château et Enzo Forletta qui sortent d’une très bonne saison et qui auront à cœur de confirmer ». Des signes encourageants pour des joueurs qui ne semblent pas avoir oublié l’élimination et la déception de fin de saison mais qui semblent en tout cas avoir basculé dans la saison 2015-2016 où les Usapistes seront (légitimement) attendus au tournant. P.I-R.

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