Buttin : « J’étais stressé »

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    Buttin : « J’étais stressé »
Publié le , mis à jour

Transféré de Clermont à Bordeaux-Bègles cet été, l’arrière international (deux sélections) espère se relancer sur les bords de la Gironde. Il confie ses premières impressions.

Qu’est-ce qui vous a surpris dans le fonctionnement bordelais depuis votre arrivée, cet été ?

J’ai retrouvé pas mal de plaisir. Cela fait du bien de voir de nouvelles têtes, de nouveaux fonctionnements et de repartir à zéro. J’en avais besoin. Tout se passe super bien, si ce n’est que notre stade d’entraînement est actuellement en travaux. On s’entraîne donc à l’extérieur, en attendant qu’ils installent un terrain synthétique à André-Moga. Ce n’est rien de bien méchant et cela va vite rentrer dans l’ordre. Ensuite, nous aurons tout sur place. Ce sera super.

Quelles sont les différences de fonctionnement par rapport à Clermont ?

C’est surtout sur l’extra-sportif. Il y a déjà eu pas mal de moments où tout le groupe s’est réuni, avec toutes les familles pour connaître aussi les copines, savoir ce qu’elles font dans la vie et connaître ses coéquipiers un peu plus dans l’intimité. Ce sont des moments agréables et importants. Sur le terrain, ce sont surtout les annonces qui changent. Les bases de physique et de jeu se ressemblent globalement d’un club à l’autre mais il faut que je me concentre sur la communication. Dans l’immédiat, c’est le plus important. Si on donne une mauvaise info aux joueurs à côté, où qu’on entend un nom d’annonce qui ne nous dit absolument rien, cela peut vite devenir compliqué ! J’essaie pour l’instant de faire l’effort là-dessus. Le reste viendra naturellement.

L’ambition offensive reconnue des Bordelais a-t-elle pesé dans votre choix ?

Oui bien sûr. C’est le jeu que je veux pratiquer, dans lequel je m’épanouis. Cela tombait bien que Bordeaux soit intéressé par mon profil car c’est aussi une équipe qui me plaisait, de part ce qu’elle propose dans le jeu. C’était une belle opportunité pour moi. Maintenant, je ne veux pas me précipiter. Il va falloir attendre les premières rencontres amicales et faire doucement sa place. Pour l’instant nous débutons à peine les entraînements en opposition. Chaque chose en son temps.

Y’avait-il de l’appréhension avant la reprise, pour ce qui est votre première mutation professionnelle ?

Oui, c’était un sentiment assez étrange. La veille de la reprise, j’étais stressé. Je me demandais où j’allais atterrir, si les mecs allaient être « cools », comment ils allaient m’accueillir. Tous les doutes ont vite été balayés. Pour les nouveaux, arrivés il y a deux ou trois semaines, je n’ai pas l’impression qu’il y ait de clan ou de mecs mis à l’écart. Tout s’est fait naturellement. Ces soirées où tout le groupe se réunit ont favorisé les rapprochements. La préparation physique, aussi, est assez dure. Ce sont des moments où le groupe se resserre.

Qu’êtes-vous venu chercher ici ?

Du temps de jeu, d’abord. Retrouver du plaisir en enchaînant quelques matchs. J’en avais besoin. Il y a aussi la Coupe d’Europe qui arrive et qui sera la première pour le club. C’est chouette de pouvoir participer à cela.

Que gardez-vous de vos années clermontoises ?

Je le garde comme une expérience. Il ne faut pas tout oublier mais s’en servir. Par contre, je ne suis pas du genre à trop regarder derrière. D’ailleurs, je ne veux pas non plus me projeter trop loin ! Je ne vais me focaliser ni sur la saison dernière, ni sur la prochaine. Commençons par vivre celle-ci pleinement, ce sera déjà une bonne chose.

Malgré tout, la dernière saison laisse-t-elle des regrets ?

J’ai signé assez tôt à Bordeaux-Bègles, dès le mois de décembre, ce qui m’a tout de même soulagé. Bien sûr que cette dernière saison n’a pas été facile à vivre. Quand on ne joue pas, quand on se retrouve à l’écart et sans temps de jeu, cela peut être difficile à comprendre et à digérer. Surtout que c’est la première fois que je me retrouvais dans cette situation. Mais c’est le rugby. On sait que cela peut arriver. On ne peut pas toujours tout jouer. J’espère juste que cette expérience sera un mal pour un bien.

Léo Faure
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