• Ouedraogo devra être partout
    Ouedraogo devra être partout
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Ouedraogo devra être partout

Appelé pour la première fois depuis juin 2014, le troisième ligne montpelliérain se trouve en ballottage. Sa titularisation à Twickenham peut-elle lui permettre de gagner sa place pour le Mondial ?

Si cette paire offre de solides garanties sur le plan défensif, elle a démontré ses limites au cours du Tournoi des 6 Nations. Première sélection en termes de franchissements, le XV de France affichait seulement la quatrième attaque de la compétition. Parmi les explications à ce paradoxe, l’absence de troisième ligne de rupture a été avancée. Un constat renforcé par l’essoufflement des troupes à Twickenham lors de l’ébouriffant crunch. Pour la première des trois rencontres de préparation, l’encadrement a décidé de se lancer dans une expérimentation. Il passe d’un extrême à un autre en associant deux joueurs au profil relativement similaires, Yannick Nyanga et Fulgence Ouedraogo en l’occurrence, réputés pour leur mobilité et leurs qualités de manieur de balle.

« Couvrir un maximum de terrain »

Sur la lancée de sa sélection olympique, le Montpelliérain, en ballottage pour la sélection finale, dispose d’une occasion unique de prouver sa valeur. « Oui, il y a du stress, c’est indéniable, évoque l’Héraultais. Tu as envie de réaliser un bon match pour mettre le maximum de chances de ton côté. Mais il ne faut pas se perdre par envie de briller à tout prix. Si sur une percée de vingt mètres d’un coéquipier, tu as contribué à creuser la brèche par ta course ou ton placement, les entraîneurs le verront à la vidéo et sauront te le faire remarquer. »

L’exemple choisi par Fulgence Ouedraogo se trouve être judicieux. L’entraîneur des avants Yannick Bru attend justement de ses flankers du jour une activité débordante pour favoriser la continuité du jeu et apporter des solutions offensives : « Il faudra être le plus disponible possible et couvrir un maximum de terrain pour être au soutien quand il y aura des rucks sur les extérieurs ou des percées, analyse le troisième ligne, en grande forme physique au terme de la préparation et de ses tournois à VII. Je veux juste essayer d’être dans le rythme, de bien me déplacer, de coller au ballon. L’intérêt est d’incarner un profil différent et de trouver sa place dans la complémentarité de la troisième ligne. » Si à l’heure actuelle, rien ne garantit sa place pour le Mondial, une prestation aboutie à Twickenham pourrait inciter les sélectionneurs à revoir leurs plans en sa faveur, sur le choix des hommes comme sur les orientations stratégiques.

Vincent Bissonnet
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