Amateurs: dans les coulisses de la reprise

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    Amateurs: dans les coulisses de la reprise
Publié le , mis à jour

À l’heure où les équipes de l’élite ont retrouvé la compétitions, les amateurs suent toujours en silence au sein de leurs clubs, en vue de la reprise prévue au 20 septembre. Notre site vous propose de plonger dans le quotidien de deux clubs situés dans la banlieue toulousaine, Balma (Fédérale 2) et de Tournefeuille (Fédérale 3), au travers Yannick Larguet, recrue du BOR, et Benjamin Guiral, capitaine de l’AS Tournefeuille.

A chaque club, sa méthode. Il est bien connu qu’il n’existe pas, en matière de sport, de recette magique. Alors chacun fait comme il le peut, en fonction de ses moyens. À Balma, ambitieux club de Fédérale 2 situé juste de l’autre côté du périphérique toulousain, on a misé sur la jeunesse : « Cela m’a marqué quand je suis arrivé dans ce club : l’effectif est relativement jeune, mais le staff le responsabilise », explique la recrue Yannick Larguet, qui avait connu une demi-finale de championnat de France avec le FCG contre Clermont en 1999. « La reprise était programmée au 21 juillet, mais cette date n’était pas fixe. Les joueurs pouvaient encore partir en vacances, ce qui fut mon cas. À mon retour, j’ai constaté que certains s’étaient affûtés à vue d’œil, et que nous étions plus à l’aise dans nos replacements » La victoire acquise en match amical face aux espoirs de Colomiers qui, eux, finalisaient leur préparation en atteste.

Question de rythme

De l’autre côté de la Ville rose, tout à l’Ouest, Tournefeuille a opté pour une méthode plus intensive. Contre deux séances hebdomadaires pour les Balmanais, les Tournefeuillais en effectuent trois à quatre. Le flanker et capitaine Benjamin Guiral, sacré champion de France de Fédérale 2 avec Blagnac en 2010 sous les ordres d’Arnaud Costes détaille : « Depuis le 4 août, nous avons entamé un cycle de sept semaines de préparation. Nos séances se divisent entre du travail foncier, un travail en touche ou en mêlée, puis du mouvement général. Nous effectuerons trois matchs de préparation, ainsi qu’un stage à Saint-Lary-Soulan. » Un programme conséquent, probablement construit pour gommer un dernier exercice en demi-teinte. Sous la houlette d’un nouveau staff composé de Claude Guiraud, Laurent Cettolo et Pascal Fontes, ils sont passés à la vitesse supérieure : « Beaucoup de choses changent, nous n’avons pas de temps à perdre. Les séances sont minutées, le planning de chaque entraînement est affiché. Tout est très rigoureux. Pour entrer dans l’activité, nous travaillons sur des petits ateliers techniques avant d’entamer l’échauffement, comme du deux contre un, ou des lifts en touche. C’est une bonne façon de se concentrer. Comme nous nous entraînons souvent, nous privilégions la qualité à la quantité. » Un vrai discours de pro… Reste que dans quelques semaines, l’AS Tournefeuille retrouvera son rythme de croisière, avec deux séances hebdomadaires.

Préparation individuelle

Si le discours des amateurs rappelle celui des pros, c’est tout simplement parce que le niveau des divisions fédérales a suivi, par effet de cascade, la progression de l’élite. Ancien joueur pro passé par Grenoble, Colomiers, et Agen, l’arrière Yannick Larguet confirme : « Les contenus de préparation physique proposés à Balma en Fédérale 2 me font penser à ceux que j’ai connus en Fédérale 1 il y a quelques années. » Du coup, l’ancien Agenais fait le nécessaire en dehors du terrain pour éviter les pépins physiques : « Avec le temps, je fais bien plus attention au sommeil, à l’hydratation, et à la préparation physique. À côté, j’axe mon travail de musculation sur le gainage, le renforcement de la ceinture abdominale, du dos, des jambes, pour éviter les blessures. J’ai également décidé d’ajouter deux séances de cross-fit à mon agenda pendant quelques semaines. » Les amateurs bossent dur, eux aussi. Et comme les pros où l’équipe de France qui s’apprête à disputer le Mondial, ils entament la saison avec des objectifs clairs. Promus la saison dernière, les Balmanais ont terminé à une belle cinquième place : « Nous aimerions faire aussi bien, espère Largue. La cerise sur le gâteau serait la qualification, mais au vu du niveau de la poule on ne peut présager de rien. » Présager, non. Mais se travailler dur pour se donner le droit de vivre une belle aventure, oui.

Simon Valzer
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