« Je l’ai vécu comme une revanche »

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    « Je l’ai vécu comme une revanche »
Publié le , mis à jour

A 19 ans, le talonneur du Racing 92 est l’une des grandes révélations de ce début de saison. Samedi dernier, contre La Rochelle, il a aussi marqué son premier essai en Top 14. Il raconte...

Photo Julien Poupart, Attitude Rugby

Pouvez-vous nous retracer votre parcours ?

Je suis né à Auxerre. J’ai débuté le rugby à Toucy en Bourgogne. Pour l’anecdote, mon beau-père Cyril est encore le demi d’ouverture de ce petit club. Quand j’étais petit, il m’emmenait avec lui et l’équipe, en bus, sur les terrains où il jouait.

Quelles études avez-vous poursuivi ?

J’ai un bac pro en chaudronnerie, un métier qui se raréfie de plus en plus.

Avez-vous débuté au poste de talonneur ?

Non, en troisième ligne. Puis en Cadets, on m’a dit que j’étais trop petit pour pouvoir m’épanouir à ce poste (1,78m et 98 kg). Alors je suis monté en première ligne. À 14 ans, j’ai ensuite intégré le Pôle Espoirs de Dijon. Après avoir terminé là-bas, je suis passé par le Pôle France de Marcoussis. Dans un même temps, il m’a fallu trouver un club professionnel. J’avais le choix entre le Racing, Clermont et Agen. J’ai opté pour le club des Hauts de Seine, parce qu’il me permettait de ne pas trop m’éloigner de ma région natale. Sans le moindre regret, aujourd’hui.

Vous avez été très en vue à Toulon, lors de votre première titularisation en Top 14. Contre La Rochelle, la semaine suivante, ce fut en revanche plus contrasté. Que vous reste-t-il de ce deuxième match ?

Mentalement, le match contre La Rochelle fut difficile à vivre, je ne vous le cache pas. Trois minutes après mon entrée en jeu, l’ailier rochelais (Gabriel Lacroix) interceptait en effet une de mes passes. Mais mes coéquipiers ont alors été d’un grand secours et n’ont cessé de me répéter : « relève la tête ! Ne te laisse pas aller ! Ce n’est qu’une péripétie ! » Ils ont eu raison puisque quelques minutes plus tard, je marquais mon premier essai en Top 14 ! Je l’ai un peu vécu comme une revanche.

Quelle est votre ambition cette saison, avec le Racing 92 ?

J’aimerais gratter un maximum de temps de jeu. Virgile (Lacombe) et Dimitri (Szarzewski) m’aident d’ailleurs beaucoup et me conseillent. Je sais par exemple que j’ai encore d’énormes progrès à réaliser au niveau de ma tenue de mêlée ou de mes lancers en touche.

A quoi vous attendez-vous face à Agen, ce week-end ?

Les Agenais viennent de perdre à la maison contre Toulouse (20 à 9) et voudront se refaire la cerise contre nous. Je m’attends donc à un gros combat.

Comment appréhendez-vous votre face à face avec Jalil Narjissi, le bouillant talonneur du SUA ?

Je suis jeune mais je ne me laisse pas faire. Mais vous savez, je ne suis pas sur le terrain pour me battre…

Marc Duzan
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