Le marché des jokers Coupe du monde

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    Le marché des jokers Coupe du monde
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Comme ce fut le cas en 2011, la LNR a décidé de mettre en place ce dispositif pour que les équipes qui comptent de nombreux sélectionnés ne soient pas trop pénalisés. Analyse de ce nouveau marché.

Le dernier en date est Manu Ahotaeiloa. L’arrivée de l’ancien trois-quarts d’Agen, Toulouse et Bayonne a été officilisée par l’Union Bordeaux-Bègles lundi, destinée à pallier les absences des Mondialistes Sofiane Guitoune, Met Talebula et Adam Ashley-Cooper. Le Tonguien, qui a été libéré par Lille après le refus d’engagement du club nordiste en Pro D2, profite du dispositif des « jokers Coupe du monde » mis en place pour la deuxième fois dans l’histoire du rugby professionnel français.

Comme c’était le cas lors du dernier Mondial, la Ligue offre aux clubs de Top 14 et de Pro D2 le droit d’engager un « joker Coupe du monde » pour deux joueurs retenus par leurs équipes nationales. Si un joueur évolue en première ligne, ce ratio est ramené à un joueur sélectionné. Le but de la manœuvre étant, en finalité, de pénaliser le moins possible les clubs qui possèdent de nombreux internationaux alors que les compétitions domestiques se poursuivent.

Toulon champion des jokers Coupe du monde

La nouveauté cette année tient dans la création de « jokers Coupe du monde additionnels ». Une mesure qui permet de recruter un autre joker si un joueur était appelé avec son pays en cours de compétition pour remplacer un blessé. Concrètement, ces contrats ne peuvent aller au-delà du 15 novembre, soit deux semaines après la finale à Londres. Par ailleurs, un autre élément pourra être enrôlé - en tant que joker médical cette fois - si un joueur se blessait pendant la Coupe du monde, et si son indisponibilité se prolongeait au-delà du dernier match de sa sélection durant la compétition.

À l’heure actuelle, 26 jokers Coupe du monde ont été engagés par les clubs de Top 14, soit quasiment deux jokers par équipe. C’est Toulon qui utilise le plus ce dispositif, avec 7 joueurs recrutés, devant Montpellier (5) et Clermont (3). Castres, Grenoble et Pau n’en comptent aucun. En 2011, on en avait totalisé 20 sur l’ensemble des 30 clubs professionnels, « dont une dizaine provenait de la prolongation de contrats de joueurs qui venaient d’arrêter en fin de saison », précisait Paul Goze, dans Midi Olympique il y a quinze jours. Et quand on rétorque au président de la Ligue que ce dispositif ne favorise pas l’émergence des jeunes et des Espoirs, il réponds : « 145 joueurs sont susceptibles cette saison de disputer la Coupe du monde, le nombre de jokers représente à peine 15 % d’entre eux »...

Emilie Dudon
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