« Pendant le Tournoi, nous avons sous-estimé les Écossais »

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    « Pendant le Tournoi, nous avons sous-estimé les Écossais »
Publié le , mis à jour

Le demi de mêlée de l’ASMCA évoque l’Écosse et, par la force des choses, son ancien mentor Vern Cotter.

Vous êtes très proche de François Trinh-Duc, avec qui vous formiez la charnière lors du premier match de préparation en Angleterre. Comment avez-vous vécu son éviction du groupe France ?

Il y a des choix et ceux-ci ne me regardent pas. En tant qu’homme, partir est difficile, surtout pour François qui avait réalisé énormément d’efforts, après sa blessure.

Avez-vous tremblé, vous-même ?

Bien sûr, comme tout le monde. Mais on connaissait la règle du jeu : cinq mecs allaient partir et émotionnellement ce serait très difficile à gérer, les premiers jours.

Que change le retour de Thierry Dusautoir dans votre préparation du match ?

Thierry nous amène de la sérénité. Il est le patron du groupe, sur et en dehors du terrain. Au-delà de ses qualités de gratteur et de récupérateur, son aura est indéniable. Il rassure les arbitres, a un bon contact avec eux. C’est quelqu’un de très respecté dans le circuit international.

Comment vous situez-vous aujourd’hui dans la hiérarchie des numéros 9, en équipe de France ?

Ce n’est pas à moi qu’il faut poser la question. […] Si je suis hors du groupe, je me battrai pour y revenir. Si je suis remplaçant, je me battrai pour devenir titulaire. Si je suis titulaire, je me battrai pour le rester.

L’éviction de François Trinh-Duc vous fait néanmoins perdre un allié, puisque deux charnières de clubs cohabitent désormais dans le groupe France. Qu’en pensez-vous ?

(agacé) Rory Kockott joue-t-il au Racing avec Rémi Talès ? Non, Je demande, c’est tout. J’ai déjà joué avec Rémi Talès et Frédéric Michalak. Nous avons aussi nos repères. Cela fait deux mois et demi qu’on bosse ensemble et qu’on alterne. On verra bien. Il y aura des choix et je les accepterai.

À quoi ce dernier match contre l’Écosse sert-il, au juste ?

Il nous faut affiner le plan de jeu et trouver davantage de repères, notamment au niveau de la ligne de trois-quarts. Ce match est important pour la confiance. Le risque, c’est de vouloir mettre la charrue avant les bœufs et, au final, faire n’importe quoi. On a sous-estimé les Écossais lors du dernier Tournoi des 6 Nations et ils ne sont pas passés loin d’une victoire au Stade de France.

Ont-ils progressé ?

Clairement, oui. Je connais très bien Vern Cotter. Ce qui manquait jusqu’alors à son équipe, c’était une dimension physique et il s’est donné les moyens, ces six derniers mois, de lui en procurer une. Je sens les Écossais plus denses qu’auparavant.

Quel est le risque ?

On est Français et après un gros match, nous avons clairement tendance à nous relâcher. ​

Marc Duzan
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