Espoir, ô désespoir

  • Espoir, ô désespoir
    Espoir, ô désespoir
Publié le , mis à jour

Sans la manière, les Bleus se sont imposés face à l’Ecosse, ce samedi soir. L’honneur est sauf. Pour le reste, l’inquiétude prédomine.

France - Ecosse: 19 - 16

LE MATCH

Les spectateurs du Stade de France espéraient voir des Bleus sereins, conquérants et victorieux. Ils auront vu leurs favoris empruntés, hésitants mais tout de même victorieux. La première période voyait les protégés de Philippe Saint-André cafouiller leur rugby. Incapables de tenir le ballon sur plusieurs séquences et de maîtriser les débats, ils rejoignaient les vestiaires avec trois points de retard (6-9). Leur indiscipline, tout particulièrement dans le jeu au sol, a été systématiquement punie par Greg Laidlaw. Au retour des vestiaires, le vent de l’espoir se levait timidement avec quelques bribes de mouvement et deux pénalités de Frédéric Michalak et Scott Spedding. Au plus fort de la faible domination française, les tricolores se voyaient punis de leur maladresse par l’essai de Tommy Seymour en contre-attaque (61e). L’obstination et la rébellion françaises étaient finalement récompensées sur une action en première main conclue par Noa Nakaitaci. La fin de match offrait de nouvelles sueurs et frayeurs aux spectateurs français, finalement libérés par un ultime en-avant adverse. L’honneur était au moins sauf.

LE TOURNANT

On joue la 76e minute. Les Ecossais franchissent au cœur de la défense par l’ancien Clermontois Mark Bennett. Rattrapé in extremis par Yoann Huget, le centre écossais est stoppé à trois mètres de l’en-but. Le XV du Chardon bénéficie tout de même alors d’un surnombre flagrant sur l’aile gauche avec un quatre contre deux à exploiter. Mais une passe malavisée vient gâcher cette balle de match en or. Pendant le temps supplémentaire, les hommes de Vern Cotter disposent d’une pénalité pour arracher le score de parité. Beaux joueurs, les Écossais préfèrent jouer à la main. Un en-avant mettra un terme à cette prise d’initiatives. La chance ne sourit pas toujours aux audacieux.

L’ESSAI

74e minute : le XV de France occupe les vingt-deux mètres écossais depuis cinq minutes. La succession de pénalités et de mêlées ne leur a jusqu’alors pas permis de reprendre le contrôle de la partie. Sur une touche écossaise, Dimitri Szarzewski, en fond d’alignement, pousse un adversaire à l’en-avant. Sur l’arrêt de jeu, Rémi Tales effectue son entrée en jeu. Servi par Sébastien Tillous-Borde, l’ancien Castrais délivre une merveille de passe intérieure à Noa Nakaitaci, venu de son aile gauche. Le Fidjien franchit le rideau et inscrit l’essai de la libération.

LA STAT : 83

Parmi toutes les statistiques de la rencontre, les Bleus pourront au moins se réconforter à travers leur réussite au pied. Point faible du XV de France sous l’ère Saint-André, ce secteur est en passe de devenir un des atouts de la sélection. Après un échec majuscule, Frédéric Michalak a assuré à moyenne distance avec trois réussites consécutives. Scott Spedding a ensuite démontré tous ses progrès dans l’exercice avec une pénalité de plus de 50 mètres. Morgan Parra a conclu le travail avec une transformation en face des poteaux. 83 %, un taux de réussite digne du niveau international.

La fiche technique

À Saint-Denis — samedi 21 heures — 47 000 spectateurs

La France bat l’Écosse : 19-16

Arbitre : M. Barnes (ANG)

Évolution du score : 0-3, 3-3, 3-6, 6-6, 6-9 (mi-temps) ; 9-9, 12-9, 12-16, 19-16 (score final)

France : 1 E Nakaitaci (73e) ; 1T/1 Parra, 3P/4 (18e, 30e, 43e) Michalak ; 1P/1 (59e) Spedding

Blessés : Papé (genou gauche), Picamoles (côtes)

Écosse : 1 E Seymour (62e), 1T/1, 3P/3 (9e, 22e, 40e) Laidlaw

Non-entrés en jeu : 20. Strokosch, 21. Hidalgo-Clyne, 22. Weir

Blessé : Dickinson (commotion cérébrale)

Carton jaune : Denton (71e)

France : 15. Spedding ; 14. Huget, 13. Bastareaud, 12. Fofana (23. Dumoulin, 35e), 11. Nakaitaci ; 10. Michalak (22. Tales, 73e), 9. Tillous-Borde (21. Parra, 59e) ; 7. Chouly, 8. Picamoles (20. Nyanga, 66e), 6. Dusautoir (cap.) ; 5. Flanquart, 4. Papé (19. Le Roux, 53e) ; 3. Slimani (18. Mas, 4e-8e, 56e), 2. Guirado (16. Szarzewski,, 56e), 1. Ben Arous (17. Debaty, 56e)

Écosse : 15. Maitland ; 14. Seymour (23. S. Lamont, 68e), 13. Bennett, 12. Scott, 11. Visser ; 10. Russell, 9. Laidlaw (cap.) ; 7. Hardie, 8. Denton, 6. Wilson ; 5. J. Gray (19. Swinson, 63e), 4. R. Gray ; 3. Nel (18. Welsh, 59e), 2. Ford (16. Brown, 65e), 1. Dickinson (17. Reid, 7e)

Vincent Bissonnet
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?