«Personne n’attaque la zone de Jean De Villiers !»

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    «Personne n’attaque la zone de Jean De Villiers !»
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Le numéro 10 sud-africain du Racing 92 (6 sélections), Johan Goosen, ne tarit pas d’éloges sur le capitaine des Springboks. Il regrette toutefois que Frans Steyn n’ait pas été appelé pour pallier un éventuel forfait de Jean de Villiers…

Quel est l’impact de la blessure de Jean de Villiers pour les Springboks ?

Si Jean n’est pas remis pour le début de la Coupe du monde, ce serait une perte énorme pour l’Afrique du Sud. De Villiers est en effet le père spirituel de l’équipe. Toutes les décisions, sur et en dehors du terrain, passent par lui. Il est un leader naturel et draine les autres joueurs dans son sillage. Dans son équipe, Heyneke Meyer sélectionne d’abord Jean De Villiers puis lui adjoint les autres. Il est incontournable.

Quelles sont les qualités de Jean de Villiers au poste de trois-quarts centre ?

C’est le patron de la défense sud-africaine. Personne ne pénètre dans la zone de Jean, car tous les attaquants du monde savent à quel point son plaquage peut être agressif ! (rires) Balle en mains, il est également capable de fixer plusieurs adversaires ou d’allonger une passe sur les extérieurs. Il est très complet.

Quelles solutions pourraient-elles s’offrir à Heyneke Meyer, dans la mesure où De Villiers n’était pas remis pour le début du Mondial ?

Je suis très étonné que Meyer n’ait pas sélectionné Frans Steyn. Comment se passer d’un tel joueur ? Frans peut jouer numéro 10, centre, ou arrière. Et en plus, il bute ! Si j’avais été sélectionneur, il aurait été mon premier choix. Mais Heyneke a probablement d’autres solutions.

Qui, alors ?

Jesse Kriel et Damien De Allende ont prouvé, lors des derniers Four-Nations, qu’ils avaient les épaules pour devenir une paire de centres légendaire. Mais sont-ils assez mûrs pour démarrer un Mondial ? Je ne sais pas. L’histoire nous le dira.

Quelle est votre relation avec Morne Steyn, le demi d’ouverture du Stade français, lui aussi dans le squad des Boks ?

Avec Morne, nous sommes très proches. Nous mangeons ensemble deux fois par mois à Paris. Parfois quelques sushis, parfois un barbecue. Je ne le vois pas comme un concurrent. Quand j’étais dans le squad des Boks, Heyneke (Meyer) voulait d’ailleurs me faire jouer arrière.

Le sélectionneur sud-africain vous a-t-il appelé pour vous donner les raisons de votre non-sélection dans le squad des Boks ?

Non. Quand Morne (Steyn) m’a dit au printemps dernier qu’il était régulièrement en contacts avec Heyneke, j’ai vite compris. Pas besoin de grands discours.

Marc Duzan
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