Bru : « Déterminés mais apaisés »

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    Bru : « Déterminés mais apaisés »
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Très détendu à la veille du match d’ouverture du XV de France face à l’Italie, l’entraîneur des avants tricolores revient sur une dernière semaine forcément particulière...

Propos recueillis par Nicolas Zanardi

À quoi avez-vous consacré cette dernière semaine avant le match d’ouverture ?

On a beaucoup récupéré, emmagasiné de la fraîcheur, effectué des entraînements très courts… Depuis dix jours, on ressent une logique impatience. On ressent une implication toute particulière, il faut surtout veiller à ce que les joueurs ne lâchent pas trop d’énergie.

En quoi cette veillée d’armes est-elle différente de celles vécues dans le Tournoi, par exemple ?

Il y a sûrement plus d’attention portée aux joueurs, plus d’entretiens individuels. Mais comme le groupe se connaît bien et que les anciens encadrent remarquablement les plus jeunes, les choses se passent naturellement.

En l’absence de Sergio Parisse, vous êtes vous préparés à un rude combat autour des rucks, où les Italiens souhaiteront vous cantonner ?

Nous nous sommes préparés à tout. Par chance, nous avons eu droit à des matchs de préparation très différents, avec des Anglais très costauds, des Écossais qui nous ont surpris par leur mobilité… Cela contribue à nous faire nous focaliser sur nous-mêmes.

Le match d’ouverture de la Coupe du monde est souvent riche d’indications, notamment arbitrales. Allez vous le regarder en commun ?

Nous n’avons rien d’officiellement prévu, mais je suis prêt à parier que les joueurs se retrouveront dans la salle commune pour le regarder ensemble. Ce sera un moment fort du Mondial, que personne ne veut rater.

En termes d’arbitrage, à quoi vous attendez-vous ? La chasse semble lancée aux simulations et aux gestes d’antijeu…

Il y a eu mercredi une réunion très intéressante. Joël Jutge, le patron des arbitres, souhaite favoriser les échanges entre arbitres et entraîneurs, et c’est une très bonne idée… Plutôt que ce qu’on ne veut pas voir, je préfère vous parler de ce qu’on doit voir. Les arbitres et les acteurs souhaitent donner une bonne image du rugby : tout ce qui est des hors-jeu de ligne, des obstructions et des gestes d’anti-jeu seront étroitement surveillés. Pour le reste, il n’y a rien de nouveau par rapport aux dernières directives, notamment au sujet des rucks et des mauls. Il y aura une grande intransigeance dans ces secteurs-là.

Historiquement, hormis durant la Coupe du monde 2003 que vous disputiez en tant que joueur, le XV de France a toujours du mal à entamer ses Coupes du monde. Pourquoi ?

J’ai peu de souvenirs de 2003, seulement quelques flashs. Plutôt que de comparer les époques, je préfère vous parler du présent. Cette équipe présente, à mon sens, un vécu suffisant pour éviter certains écueils.

En tant qu’entraîneur des avants, vous avez depuis longtemps déterminé votre meilleur huit de devant. Abordez-vous cette rencontre face à l’Italie avec sérénité ?

Je n’aime pas parler de sérénité, parce que ce terme implique un relâchement mental. Nous sommes déterminés, mais aussi apaisés. Nos matchs de préparation nous ont permis d’emmagasiner beaucoup de choses. Je n’aime pas non plus le terme de « meilleur ». Nous avons mis sur le terrain l’équipe qui nous semble la plus complémentaire pour le moment.

Vos deux prétendants au poste de numéros huit, Damien Chouly et Louis Picamoles, sont alignés de conserve. Cela risque-t-il de poser un problème de fraîcheur par rapport à l’équipe qui affrontera la Roumanie ?

Peut-être, mais nous préférons prendre les problèmes les uns après les autres. La Roumanie, nous aurons le temps d’y penser à partir de dimanche…

Nicolas Zanardi
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