R. Grosso: «Il ne faut pas que je reste spectateur»

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    R. Grosso: «Il ne faut pas que je reste spectateur»
Publié le , mis à jour

Arrivé dimanche soir à Londres, Rémy Grosso a connu sa première journée au sein du groupe France, ce lundi, entre conférence de presse et entraînements. L’ailier castrais découvre son nouvel univers.

Comment vivez-vous ce premier jour avec le groupe France ?

C’est un grand changement de basculer aussi rapidement. Ça bouscule tout. Je ne suis pas habitué à des conférences de presse avec autant de monde. Et ça fait bizarre de partager le bus et les repas avec des joueurs aussi prestigieux. Mais il ne faut pas que je reste trop spectateur de l’événement.

Comment vit-on le fait d’arriver comme joker médical ?

C’est particulier de remplacer Yoann. Je suis sincèrement triste pour lui. Je sais ce qu’il traverse, j’ai été confronté de nombreuses fois aux blessures. J’arrive sur la retenue et je débarque sur la pointe des pieds car je sais d’où je viens. Mais je vais essayer de saisir cette chance.

Avez-vous pensé être convoqué, samedi soir, devant votre télé ?

Je ne me suis pas dit que j’allais être appelé. J’ai reçu des messages d’amis tout de suite qui m’en parlaient mais ils espéraient plus qu’autre chose. Je me disais que je n’avais pas fait la préparation et qu’il y avait des polyvalents dans le groupe. Je pensais qu’ils allaient appeler un ancien. Quand j’ai vu sur les réseaux sociaux que mon nom revenait, j’ai commencé à y penser. Et puis Philippe (Saint-André, N.D.L.R.) m’a appelé dimanche matin…

Ressentez-vous d’ores et déjà la pression ?

La pression, j’en ai quoi qu’il arrive. Je débarque dans un groupe qui se connaît et je remplace Yoann qui faisait partie des cadres. C’est un excellent joueur qui a beaucoup joué ces quatre dernières années. Mais je n’arrive pas comme un titulaire en puissance. Avec zéro sélection, je ne vais pas me prendre pour un patron.

Philippe Saint-André vous décrit comme un puncheur. Il semble attendre beaucoup de vous…

C’est le rôle des ailiers d’apporter des plus-values à l’attaque. Nous sommes considérés comme des jokers. Il nous faut valider le travail des centres et des avants. Après, est-ce que je me reconnais dans le fait d’être puncheur ? Oui, plutôt. Quand tu es ailier, tu as le bon rôle car tu as les intervalles.

Vous n’êtes pas dans le groupe pour la Roumanie. Trouvez-vous ce choix logique ?

Je suis arrivé hier soir (dimanche). Je ne vais pas prétendre à être dans le groupe. C’est logique. Il faut que je m’entraîne. Le système et les plans de jeu sont différents. Je n’ai pas encore les automatismes.

Qui est votre guide au sein du groupe ?

Talo (Rémi Tales, N.D.L.R.) m’a pris sous son aile et nous sommes en chambre. Avec Talo, Brice et Rory, on se connaît, nous avons traversé de bons et de mauvais moments en club. Ça nous a soudés.

Qu’aviez-vous programmé en cette période de trêve ?

On s’est entraîné jusqu’à jeudi dernier en club. Je n’avais pas prévu de partir en vacances vu que nous sommes hors périodes scolaires. J’avais donc décidé de rester à Castres. Autant dire que ça me change.

Vincent Bissonnet
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