« Personne n’est à l’abri de rien »

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    « Personne n’est à l’abri de rien »
Publié le , mis à jour

À quelques jours de rencontrer les Canucks, le demi de mêlée du XV de France, Morgan Parra, se confie sur l’évolution du Canada depuis leur dernière opposition en 2011.

En dehors de vos heures d’entraînement, on suppose que vous avez passé un peu de temps devant votre télévision hier ?

On a vu des matchs, c’est vrai (rires). On s’est d’abord concentré sur le match entre le Canada et l’Italie, évidemment. Le Canada nous a vraiment surpris : ils présentent une belle paire de centres, très costaude, une ligne de trois-quarts très vive et athlétique. Tout le monde progresse, ce n’est plus un secret. Il y a une énorme différence entre ce Canada-là et celui que nous avions rencontré en 2011, contre qui nous avions peiné pour obtenir le bonus. Il ne faut pas se tromper : même contre les « petites » nations, les matchs restent de haut niveau et ne supportent pas le moindre relâchement.

Est-il possible de préparer le Canada sans jamais se préoccuper du dernier match de poule contre l’Irlande ?

(ferme) On ne pense pas à l’Irlande, ce serait la pire erreur à commettre. Il n’y a qu’une seule équipe sur laquelle il faut se focaliser, c’est le Canada. Ce n’est qu’en remportant une victoire face à eux que nous gagnerons le droit de jouer une « finale » pour la première place de la poule face aux Irlandais. Un match pour lequel nombre d’observateurs ne nous voient pas gagnants, d’ailleurs. Alors, autant se concentrer sur le Canada. Le reste, on y pensera plus tard.

Comment vivez-vous le fait d’être considérés comme outsiders face à l’Irlande, une équipe que le XV de France a presque toujours dominée depuis la création de la Coupe du monde ?

On le vit sans vraiment le vivre… Les matchs, il faut les jouer. S’il y a bien un enseignement à tirer de cette Coupe du monde, c’est que personne n’est plus à l’abri de rien. Le Japon en a donné l’exemple face à l’Afrique du Sud, mais aussi le pays de Galles face à l’Angleterre. Je crois que nous sommes aussi capables de jolies choses.

Vous retrouverez lors du match face au Canada votre vieux complice de Clermont, Jamie Cudmore… Avez-vous d’ores et déjà établi les termes d’un pacte de non-agression ?

Ah, Jamie… Non, nous ne nous sommes pas contactés, mais je ne pense pas qu’il me fasse grand-chose. Il n’y a pas de pacte de non-agression entre nous, je vous rassure. Mais comme ce n’est certainement pas à moi de chercher à le faire dégoupiller, je suppose qu’il aura d’autres chats à fouetter que de s’occuper de moi.

Nicolas Zanardi
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