Ben Arous : « Sur le terrain, je deviens quelqu’un d’autre »

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    Ben Arous : « Sur le terrain, je deviens quelqu’un d’autre »
Publié le , mis à jour

Discret et réservé en-dehors des matchs, le pilier du Racing-Metro Eddy Ben Arous confesse que son caractère a pu paraître comme un handicap pour le staff. Même s’il a essayé d’en faire une force une fois lancé dans la bataille.

Le staff a beaucoup insisté sur le fait qu’il intervenait moins désormais et que les joueurs se prenaient davantage en mains grâce à la préparation. Le ressentez-vous ?

Oui, on a plus de repères. On peut donc s’autoréguler et s’autocritiquer. Là-dessus, nous avons effectué un grand pas. Et puis, les cadres sont là pour nous guider. Titi (Dusautoir, N.D.L.R.) ne parle pas beaucoup mais quand il le fait, il impose le respect. Comme Frédéric Michalak. Tu te sais obligé de les écouter.

Justement, on vous sent plutôt discret de votre côté...

C’est vrai. Et les entraîneurs ont peut-être eu du mal avec ça au départ mais je crois qu’ils sont satisfaits de mon caractère maintenant. J’ai toujours envie de prouver davantage.

Comment définiriez-vous votre caractère alors ?

Je suis quelqu’un de très réservé et ils pouvaient avoir peur de ça. Je ne vais pas naturellement vers les gens. Mais je me sens très à l’aise dans ce groupe même si je ne vais pas de l’avant pour donner mon point de vue.

Est-ce que ce caractère correspond à votre poste de pilier ?

Je ne sais pas vraiment s’il va avec. Mais les coachs l’ont accepté et comme mon niveau de jeu leur convient, ils n’hésitent plus à me lancer. Si mon caractère ne convient pas, je ne peux pas le changer. Mais j’ai plutôt envie que l’on voit ce que je produis sur le terrain.

Mais sur le terrain, cette personnalité n’est-elle pas un handicap ?

Sur le terrain, je change de personnalité. Je deviens quelqu’un d’autre et ne suis pas du tout le même. Au niveau de l’agressivité et dans la volonté de faire avancer le groupe. J’ai envie de gagner mes duels, sinon tu n’avances pas et il faut changer de poste.

Allez-vous jusqu’à brancher vos adversaires ?

Non, à part si on m’a branché. Mais aujourd’hui, on ne peut plus se le permettre.

Que vous a apporté toute la préparation ?

Physiquement, j’ai franchi un palier. En termes de gainage et de forme physique. Après, sur le cardio, c’est moins le cas car j’étais déjà bien.

Et cela vous aide-t-il à vous sentir plus fort ?

Oui. J’appréhende moins les matchs et je me dis moins que je serai dans la difficulté. J’ai davantage envie d’imposer mon physique. J’ai plus d’impact et ça me fait du bien mentalement.

Jérémy Fadat
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