Levan se lève

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Vendredi soir, à Cardiff, le pilier du Rct affrontera les All Blacks pour la première fois de sa carrière. Il en parle comme du match « le plus important de sa vie ».

Tout est allé très vite pour Levan Chilachava. En quelques semaines, Carl Hayman a tiré sa révérence, le jeune Géorgien est devenu numéro 1 du poste au Rct et Milton Haig -le sélectionneur des Lelos- l’a rappelé en équipe nationale. Au Royaume Uni, Chilachava a alors doublé Davit Kubriashvili dans la hiérarchie des piliers droits géorgiens, devenant à 24 ans le successeur désigné de Davit Zirakashvili chez les Lelos. Au sujet de son « droitier », l’entraîneur des avants toulonnais Jacques Delmas analyse : « La saison dernière, Levan m’a impressionné. Sur le terrain, il se déplace énormément et a aussi réalisé d’énormes progrès en mêlée fermée. » Ce qui interpelle, surtout, c’est la technique individuelle et l’agilité du colosse (1,88 m et 124 kg). Milton Haig, meilleur ami de Vern Cotter et sélectionneur de la Géorgie, va plus loin : « Levan est un vrai pilier moderne. Il est capable, comme les avants néo-zélandais ou australiens, de créer un décalage par une passe bien sentie. Ce n’est pas commun. »

Pas de complexe

Vendredi soir, face aux Blacks à Cardiff, Levan Chilachava et les Géorgiens joueront le match le plus important de leur carrière internationale. Le pilier droit du Rct glisse : « C’est une chance énorme que d’affronter la meilleure équipe du monde, quelque chose qui ne se présentera peut-être plus jamais. Au Millennium, je donnerai tout. Nous donnerons tout. La Géorgie veut prouver qu’elle n’est pas dans ce Mondial par hasard. Nous n’avons pas été bons contre l’Argentine et montrerons notre vrai visage, contre les All Blacks. » Au Millennium, devant près de 80 000 spectateurs, Chilachava vivra le premier Haka de sa carrière : « Ce sera un moment immense, poursuit-il. Mais nous n’avons pas peur des Néo-Zélandais. Personnellement, j’ai le plus grand respect pour eux, leur histoire, leur légende, leur palmarès. Mais je n’ai pas peur. Le complexe d’infériorité serait d’ailleurs notre plus grand ennemi. Car nous avons aussi nos atouts. La mêlée fermée en fait partie. » Pour les Géorgiens, l’objectif est simple : ne pas perdre la face au Millennium. « Une très lourde défaite serait difficile à vivre », conclut Milton Haig. Marc DUZAN, envoyé spécial

Marc Duzan
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