«Je ne peux pas m’en contenter»

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    «Je ne peux pas m’en contenter»
Publié le , mis à jour

L’ailier a connu sa première sélection, ce jeudi, à Milton Keynes à l’occasion de la victoire bonifiée face au Canada. Avec un essai à la clé et un oubli regrettable.

Quelles sont vos premières impressions après cette grande première, agrémentée d’un essai ?

Le fait que, collectivement, l’équipe ait bien tourné et ait gagné avec le bonus offensif est une grande satisfaction. Même si le Canada nous a par moments mis en difficulté, nous n’avons jamais vraiment été en danger. L’équipe a su rester sereine et a maîtrisé. Pour l’analyse individuelle, il faudra attendre la vidéo. Ce n’est pas parfait du tout. Je ne vais pas me contenter de cette prestation. Après, je suis très heureux, je ne fais pas la fine bouche. J’ai marqué un essai pour ma première sélection, ça fait énormément plaisir. Je ne me sens en aucun cas arrivé.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans ce baptême international ?

Le rythme m’a surpris un peu. Il y en a énormément, il faut être sur le qui-vive en permanence. Après, nous sommes tout de même habitués à avoir de grosses oppositions dans notre championnat. Le contexte change après : c’est une sélection, il y a une ambiance particulière, plus de pression… C’est un grand moment de participer à cette aventure. Je profite à fond de tout ce qui m’arrive.

Comment avez-vous vécu les derniers instants avant le coup d’envoi ?

J’avais essayé d’anticiper cet avant-match. Pendant l’hymne, j’avais presque envie de sourire. Mais je me suis dit que ce n’était peut-être pas le moment. Ça restera un instant magique. J’ai géré mes émotions positivement en pensant à ma famille et à mes amis qui ont dû être très émus. Je me suis avant tout focalisé sur mon match.

Vous en voulez-vous de n’avoir pas réceptionné le coup d’envoi à l’origine du premier essai canadien ?

Forcément, parce que derrière, il y a essai. Les erreurs et les boulettes, ça arrive. Je ne me souviens pas très bien de l’action. J’ai pris un KO sur le coup et quand je suis retombé, je ne savais plus où j’étais. Ça fout les boules. Il va falloir travailler les réceptions de coup de pied même si je le fais déjà beaucoup.

En quoi cette action vous a-t-elle déstabilisé ?

Oui, je m’en suis voulu mais si à chaque erreur, tu te mets la tête au fond du seau, tu n’avances jamais. Il a fallu passer à autre chose. La mi-temps m’a heureusement permis de reprendre mes esprits après avoir été sonné.

Vincent Bissonnet
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