Vers un boycott de l’édition 2019

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    Vers un boycott de l’édition 2019
Publié le , mis à jour

Malmenés dans cette Coupe du monde 2015, les Nations du pacifique ont la sensation de ne pas pouvoir défendre correctement leur chance. Elles rejettents la faute sur World Rugby et envisagent de faire grève en 2019 si rien n’est fait.

Pour expliquer les mauvais résultats des nations du pacifique, Samoans, Fidjiens et Tonguiens ont vite fait de pointer du doigt World Rugby pour expliquer leur régression dans la hiérarchie mondiale. L’organe suprême du rugby mondial serait le principal responsable de leurs échecs lors de cette Coupe du monde 2015. Ils pointent du doigt le calendrier auquel les petites nations sont soumises, avec une cadence infernale, des matchs face aux grosses écuries joués dans un laps de temps ridicule et peu propice à la récupération. Pour les nations du Pacifique, ce manque de considération est déjà rédhibitoire pour essayer d’atteindre les quarts de finale de la compétition.

Seulement 200 000 euros

Mais surtout, elles reprochent à World Rugby de ne pas les aider financièrement. En tout cas pas au même niveau que les grandes nations de ce sport, celles qui appartiennent au Top 10 mondial et qui siègent à World Rugby. En effet, à l’issue du mondial anglais, ces dernières devraient recevoir 10 millions d’euros de la part de l’instance internationale. Les petites nations devront se contenter d’un peu plus de 200 000 euros. Un écart significatif que les équipes du Pacifique ne peuvent plus supporter, car elles considèrent aujourd’hui avoir dans leurs rangs autant de stars que les grandes équipes. Un argument important pour vendre des billets de matchs. Un manque financier qui n’est pas sans conséquence pour les petites fédérations qui ne peuvent plus lutter avec les puissants clubs européens. Absence de moyens financiers pour réunir et indemniser les stars et d’un autre côté des clubs toujours plus riches qui peuvent faire pression sur ses internationaux pour qu’ils mettent un terme à leur carrière internationale. Une problématique qui avait poussé les Samoans à menacer de faire grève en novembre dernier juste avant d’affronter l’Angleterre à Twickenham. Depuis, la situation n’a pas vraiment évolué et les Îliens perdent patience. Ils seraient prêts à faire une action commune pour faire entendre leur voix. Boycotter la prochaine coupe du monde qui aura lieu au Japon en 2019 est aujourd’hui une idée qui fait son chemin.

Nicolas Augot
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