Maxime Grésèque : «Nous avions bien préparé ce match»

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    Maxime Grésèque : «Nous avions bien préparé ce match»
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L’équipe de France et l’Écosse ont été adversaires à une seule reprise en Coupe du monde. C’était lors de l’édition 2008. Le 26 octobre à Canberra, la France s’était imposée 36 à 18 lors du match d’ouverture. Retour dans le passé avec le Carcassonnais Maxime Grésèque.

En 2008, lors de la Coupe du monde, l’équipe de France a quelques ambitions au sein de cette compétition. Pour la première fois de son histoire, elle dispose, dans son groupe, d’une majorité de joueurs professionnels qui évolue au sein des Dragons catalans. Cette année-là, les Catalans avaient réalisé une excellente saison ponctuée par une troisième place au classement et d’une participation aux Play Off. Tous les espoirs sont permis pour les Tricolores, même celui d’atteindre les demi-finales de l’épreuve. Mais avant d’en arriver là, le 26 octobre à Canberra, les Français doivent se débarrasser de l’Écosse avant d’affronter les Fidji pour un match qui décidera de la qualification pour la phase éliminatoire.

À Canberra, l’ensemble du staff de l’équipe de France a le sourire avant de se mesurer à l’Écosse. Leur équipe a la faveur du pronostic. Quelques heures avant la rencontre, l’ensemble du groupe est confiant, ce que confirme l’actuel ouvreur de Carcassonne, Maximé Grésèque « Nous avions bien préparé ce match face aux Écossais. Un an avant, nous les avions largement battus à Perpignan 46-16. Or, pour cette Coupe du monde, les Écossais avaient musclé leur effectif. Il y avait Danny Brough, la star de cette équipe qu’on ne présente plus. Les sélectionneurs avaient fait appel à de nombreux joueurs de Super League dont les frères Henderson, Paul Jackson d’Huddersfield, l’arrière de Manly Mickael Robertson. Il y avait un groupe de qualité, mais nous avons pris ce match par le bon bout, nous étions prêts. »

éRIC ANSELME blessé

Après un quart d’heure de jeu, l’arrière lézignanais d’origine australienne, Jared Taylor inaugure la marque par une réalisation d’un pur classicisme (6-0).

Moins de cinq minutes après, John Steel l’ailier des Hull KR remet les deux équipes dos à dos (6-6). Quelques minutes après, un incident de jeu a marqué cette rencontre, la blessure sur K.-O. du Toulousain Éric Anselme qui aurait pu avoir une incidence sur le comportement des Tricolores. « Éric Anselme était K.-O., il ne bougeait plus. Son état a nécessité son transport vers l’hôpital. Nous ne connaissions pas la gravité de la blessure. Nous étions sous le choc. Plus tard, nous avons appris que c’était qu’un simple K.-O.. Pendant l’interruption du match, nous sommes restés concentrés. De plus, avant la mi-temps, nous marquons deux essais. Les Écossais ont alors commencé à douter », ajoute Maxime Grésèque.

À la pause, la France mène 18 à 6. L’Écosse se voit contrainte de courir après le score. Après l’heure de jeu, les « Bravehearts » grignotent leur retard (24-18). Or, le final est totalement à l’avantage de l’équipe de France. Cette dernière s’offre deux réalisations successives par Jérôme Guisset et Christophe Moly qui portent le score final à 36 à 18. Malheureusement, cette victoire a été de la poudre aux yeux. Six jours après à Wollongong, la France est surclassée par les Fidji (6-42). Entre-temps, l’Écosse bat les Fijdiens 18-16. La France est dernière de sa poule. Elle doit disputer le match de la dernière place face au Samoa. Un match qui fut un fiasco total (10-42). Pour résumer cette Coupe du monde 2008, la victoire face à l’Écosse fut le seul rayon de soleil côté français.

Didier Navarre
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