Sonny Bill Williams, offlaw

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    Sonny Bill Williams, offlaw
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Loin des sentiers battus et adepte des fameuses passes offloads, il aura passé son mondial à sortir du banc. Des caviars pour ses coéquipiers, du réconfort pour ses adversaires et sa médaille à un enfant, en sept semaines Sonny Bill Williams a conquis la planète ovale.

Rare sont les joueurs à se satisfaire du statut de remplaçant. Sonny Bill n’échappe pas à la règle mais il s’est accommodé du banc de touche au point de devenir indispensable lorsqu’il en sort. D’un point de vue statistique ses chiffres ressemblent à ceux d’un titulaire : 12 passes après contact, 3 turnovers gagnés, 4 passes décisives et 29 passages de la ligne d’avantage. Lors de sa première rentrée face à l’Argentine, il a débloqué la situation en à peine 34 minutes, avec une passe décisive et un service offload gâché par Milner Skudder qui avait visiblement remplacé ses mains par des palmes. Au pays des Kiwis, le Telegraph en appelle même à sa titularisation. Il n’en sera rien, une seule titularisation contre la Namibie, le reste pour Nonu et Smith. Comme il le révélait dans nos colonnes, le rôle de Sonny Bill est tout autre : « Steve Hansen et Ian Foster (entraîneur des trois quarts) avaient choisi de me faire entrer en cours de jeu afin que je crée des déséquilibres sur des défenses fatiguées. J’espère avoir rempli mon rôle. » Alliage de sa puissance acquise au XIII et de sa dextérité travaillée lors de son passage à XV, le trois-quarts centre des Chiefs a toutes les qualités pour percer une défense ou créer le décalage. Déjà difficile à prendre en temps normal, le staff néo-zélandais a choisi d’en faire le coup de fraîcheur ou de grâce selon que l’on soit avec ou contre.

Plus qu’un rugbyman

Sonny Bill Williams a aussi montré d’autres qualités, plus humaines que rugbystiques en Angleterre. L’image de ce mondial restera le fait qu’il ait donné sa médaille à ce petit garçon qui a obtenu bien plus que le câlin qu’il espérait. Ce petit garçon, lui aussi devenu champion du monde quelque part, qui parlera de cet instant toute sa vie et cette breloque est bien mieux « autour de son cou que sur mon mur » comme l’a dit Sonny Bill Williams himself. Qu’importe, lors de la cérémonie de clôture entre la récompense de meilleur joueur pour Dan Carter et le plus bel essai de Savea World Rugby a pris le temps d’offrir une nouvelle médaille à Sonny Bill. En demi-finale, il avait déjà fait preuve de compassion en passant de longues minutes à consoler son vis à vis sud africain Jesse Kriel. À 30 ans il n’en a pas fini avec les défis, prochain objectif : les J.O de Rio avec le sevens néo-zélandais. Une fois le titre olympique en poche, qui sait ? Peut-être un petit retour en France. La Rade qu’il a connue entre 2008 et 2010 en rêve depuis son départ …

P-O.C

midi olympique
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