Angleterre : le jour se lève

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    Angleterre : le jour se lève
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Trois mois après le désastre, le rugby anglais s’est lancé à corps perdu dans une immense campagne de réhabilitation. Le changement, c’est maintenant ...

Par Marc DUZAN

Eddie Jones, nommé sélectionneur du XV de la Rose la semaine dernière, bat la campagne. Après s’être trouvé un pied à terre dans la cossue banlieue Sud de Londres, l’ancien patron des Brumbies et des Wallabies a donc rencontré Chris Robshaw à Twickenham, afin de dissiper, entre eux, le malentendu étant né du dernier Mondial. Il y a deux mois, Jones déclarait donc que « Robshaw n’était qu’un tâcheron ordinaire » par rapport à l’Australien David Pocock. Alors, même si cette récente entrevue a permis de crever l’abcès entre le nouveau sélectionneur et l’ancien protégé de Stuart Lancaster, on voit mal comment Chris Robshaw pourrait conserver ses galons de capitaine pour le prochain Tournoi des 6 Nations. Qui est donc pressenti ? À l’heure où nous publions ces lignes, les médias britanniques se sont convaincus du fait que Joe Launchbury, deuxième ligne des Wasps et rare satisfaction anglaise lors du dernier Mondial, tient la corde pour succéder au flanker des Harlequins. Mais Jones, qui n’a jamais caché son goût pour les forts caractères, ne propulsera-t-il pas plutôt le leader des Saints Dylan Hartley (29 ans) à la tête du nouveau XV de la Rose ? C’est loin d’être impossible et l’idée permettrait au moins de responsabiliser un joueur hyperactif mais jusque-là bien trop indiscipliné pour s’installer durablement sur la scène internationale.

Sans Dal Maso

Très vite, Jones devrait également annoncer les retours en sélection de Manu Tuilagi (banni après l’incartade de trop au printemps 2015) et Luther Burrell (lire par ailleurs). Quid de son staff ? Il nous le confiait par courriel en début de semaine : s’il considère Marc Dal Maso comme un « excellent coach », le nouveau sélectionneur anglais ne lui fera pas traverser la Manche. À l’heure où l’opinion britannique est toujours sceptique quant au choix d’un sélectionneur étranger, Eddie Jones a besoin d’adjoints nés en sur le sol anglais. Et de ce que l’on sait, l’ancien deuxième ligne des Saracens et adjoint de Jones en équipe nationale du Japon Steve Borthwick pourrait être de ceux-là…

En Angleterre, les douze travaux d’Eddie Jones ont ainsi déjà démarré. Et c’est une sélection au profil totalement remanié que l’on devrait découvrir cet hiver, au soir où s’ouvrira le Vieux Tournoi.

Marc Duzan
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