C’était 2015 - Doublé maudit

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Publié le , mis à jour

Deux finales disputées et deux défaites. La fin de saison de Clermont avait tout du rêve, mais elle a tourné au cauchemar. Toulon puis le Stade français venant s’adjuger les lauriers, sous les yeux des Auvergnats. Retour sur ces deux rendez-vous manqués.

Ce devait être l’année de Clermont. Avec deux finales à disputer, une voie royale semblait même tracée pour l’ASM. Une belle opportunité d’effacer cette fichue réputation, de finaliste maudit. Le tout, avec le doublé Top 14 – Champions Cup de Toulon en point de mire. De quoi donner de nombreux espoirs à une Yellow Army, sevrée de titres depuis 2010. Oui mais voilà, le scénario rêvé va tourner au cauchemar. Ou plutôt à une double désillusion. Logique, au vu de deux rendez-vous que les Clermontois auront manqué. Et ce, en étant notamment branchés sur courant alternatif. À commencer par la finale de Champions Cup, perdue début mai face à Toulon (18-24). Impensable près d’une heure et demie plus tôt. Wesley Fofana vient de s’envoler dans l’en-but de Twickenham et l’ASM fait alors un premier break (11-3, 25e). Logique, au vu de la domination territoriale affichée par les Jaunards jusque-là. Il est vrai, bien aidé par les nombreux ballons rendus au pied par les Varois. Une étincelle qui restera pourtant sans suite, Clermont perdant le fil de son rugby. Le début de la fin pour des Auvergnats, dès lors dominés en conquête et indisciplinés. Au point d’encaisser un 16-0 décisif en vingt minutes chrono (11-19, 51e). Juste avant que Drew Mitchell ne se joue de six défenseurs pour porter le coup de grâce. Et ce, même si l’ASM aura la balle de match sur une ultime possession. Camille Lopez préférant alors tenter une passe au pied, plutôt que de jouer. Au grand dam de Franck Azéma, son manager.

Onze revers en douze finales de Top 14

De cet échec, une question subsiste alors : comment Clermont va le digérer ? Il est vrai qu’en 2013, l’ASM avait tout perdu en une semaine. Cette fois, la réponse va être positive et avec la manière. Grenoble va en faire les frais, dans le sillage d’un Nick Abendanon retrouvé. Une nouvelle dynamique qui va porter les Auvergnats, jusqu’au Stade de France. Où là encore, Franck Azéma et ses joueurs vont nous faire le coup de la panne. Et ce, malgré les promesses d’un possible changement avec les titularisations de Paul Jedrasiak, Julien Bardy ou Benson Stanley. Au moment même, où Julien Bonnaire (non retenu), Jamie Cudmore (commotion) et Wesley Fofana (cuisse) prenaient place en tribunes. Quatre-vingts minutes plus tard, l’espoir est devenu pétard mouillé. Clermont n’a jamais réussi à franchir le dense premier rideau parisien. Pire, les Jaunards ont perdu un nombre incalculable de ballons dans les rucks. Les trois échecs au pied de Morgan Parra et Brock James, se chargeant enfin d’enterrer les derniers espoirs de l’ASM. Ni plus, ni moins que le onzième revers auvergnat en douze finales hexagonales. Un total porté à treize sur quatorze, si l’on y ajoute les deux finales européennes. Corentin Vaissière

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