Oyonnax : en tête à tête avec Toulouse

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    Oyonnax : en tête à tête avec Toulouse
Publié le , mis à jour

Ce samedi Oyonnax affronte Toulouse pour l'avant dernière journée de Champions Cup. Si le match paraît sans enjeu, passer devant les Toulousains au classement en cas de victoire serait un symbole fort pour le club de l'Ain.

Comme un rendez-vous galant qui tourne du jour au lendemain à l’entrée dans la vie commune, Oyonnax va retrouver le Stade toulousain ce week-end. Une fois de plus ! Cette saison, c’est déjà la quatrième fois que les Rouge et Noir tous confondus se retrouvent (en comptant le match amical à l’intersaison), et ça n’a rien des plus séduisant selon le capitaine de l’USO, Fabien Cibray : « nous connaissons tellement bien notre adversaire toulousain désormais, que nous n’hésitons plus à oser deux trois clins d’œil durant les rencontres ! (rires) Trêve de plaisanterie, ce n’est jamais ce qu’il y a de plus plaisant d’affronter en Coupe d’Europe, des équipes françaises que l’on rencontre déjà durant le championnat régulier. Je pense que ce soit pour nous ou Toulouse, personne n’a réellement envie de se dévoiler en termes de jeu (lancements, structures) avant de se retrouver à nouveau en Top 14.» Voyons les choses autrement: pour les Oyomen, cette Coupe d’Europe sert avant tout de «test match» comme aime à le définir le pilier Marc Clerc. «C’est une manière de se préparer à la suite du Top 14 face à des équipes européennes, face à une autre culture du rugby.» Une manière également de faire tourner l’effectif lorsqu’on dénombre les blessés du club de l’Ain ces derniers temps (8 avant d’affronter l’Ulster)... Autre aspect intéressant, selon Fabien Cibray à nouveau, «la Coupe d’Europe est une manière d’engendrer de la confiance et des victoires puisqu’au vue de notre classement dans le championnat français, il est difficile de capitaliser tout cela sur des défaites.» Si l’enjeu semble ici nul, il reste pourtant bien présent dans les esprits de l’USO. «Il y a un double enjeu, ajoute Cibray. Dans un premier temps, nous ne tenons pas à terminer cette compétition «fanny»: c’est une première pour le club de participer à la Champions Cup, et nous devons honorer cette chance. D’autre part, si nous gagnons face au Stade toulousain samedi, nous passerons avant dernier de notre poule. Même si nous sommes d’ores et déjà éliminés, cela aurait un côté symbolique fort.»

Le calme après la tempête ?

Pour autant, une question nous taraude après avoir vu Oyonnax s’imposer face au Stade français lors de la dernière journée de Top 14 et accrocher l’Ulster durant une mi-temps le week-end dernier : où en est la situation à Oyonnax après l’écartement d’Olivier Azam au staff en place? Que ce soit côté avant ou trois-quarts, Marc Clerc et Fabien Cibray semblent encaisser ce renouveau sereinement. Clerc: «ça ne se passe pas trop mal. Les résultats ne sont pas encore au rendez-vous mais nous travaillons dur à l’entraînement pour que le ciment prenne peu à peu.» Cibray à son tour, «paradoxalement au vue de nos résultats ( une seule victoire depuis l’arrivée de Johan Authier), le travail commence à payer et les réflexes collectifs apparaissent peu à peu. Il est vrai que le départ d’Olivier Azam s’est fait en plein milieu d’un gros bloc de match. Ça a été vécu comme un gros chamboulement mental pour le groupe et il faut reconnaître que lorsque tu as perdu deux fois à domicile tu deviens la bête à abattre. Depuis quelques semaines nous sentons que nous sommes sur la bonne voie et les certitudes réapparaissent peu à peu...»

Samedi face au Stade, Oyonnax devra mettre tous ses atouts de son côté pour sortir mentalement de la phase «maintien». Si le sujet est tabou, l’USO garde son credo en tête: simple mais efficace. RP

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