Fédérale 1 : en route vers le Pro D3

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    Fédérale 1 : en route vers le Pro D3
Publié le , mis à jour

C’est encore un vœu pieux mais c’est une idée qui fait son chemin dans les couloirs mais aussi et surtout sur les terrains de Fédérale 1 ou l’équité sportive est battue en brèche tous les week-ends.

50 à 14, 67 à 14, 89 à 7. De jolis scores nous direz-vous. Jolis mais terriblement révélateurs des gouffres abyssaux qui se creusent dans cette Fédérale 1 entre armadas professionnelles qui regardent vers le Pro D2 et modestes équipes d’amateurs qui espèrent le maintien dans ce haut niveau fédéral. On parle ici de moyens disproportionnés, de budgets de 5 millions d’euros, de déplacements la veille, logés à l’hôtel, de joueurs et de structures professionnels. On évoque là 500 000 euros de trésorerie, de voyages de nuit en bus, de joueurs s’entraînant seulement trois fois par semaine.

La mort de l’équité sportive

Certes, les écarts de moyens ont toujours existé en sport. Seulement, dans l’univers impitoyable du sport, professionnels et amateurs ne mangent pas à la même table, n’aspirent pas aux mêmes objectifs. Et le plus grave nous direz-vous ? Le plus grave docteur, c’est que les disparités évoquées dans les structures, les moyens, les cassettes des trésoreries de tel ou tel club gagnent le terrain, avec des entraîneurs qui craignent désormais pour l’intégrité physique de leurs joueurs. Les cadences s’emballent, les organismes trinquent, cèdent et craquent.

Alors ? Alors, il est urgent que le constat se transforme en choix, que les appels à l’émergence d’un Pro D3 trouvent un écho, afin de retrouver cette équité sportive qui fait aujourd’hui tant défaut. Demain, il faudra agir parce qu’il y a urgence à ne plus négliger ce rugby amateur qui ne sait plus dans quel championnat il joue, et qui, bien malgré, lui, pour seulement survivre, est obligé d’emboîter le pas des ambitions les plus folles à ses risques et périls. Les feuilletons lillois de l’intersaison, chalonnais, il y a quelques semaines et Ruthénois il y a seulement quelques mois, sont là pour nous rappeler la dure réalité de l’élite rugbystique française.

Cédric Cathala
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