Benjamin Kayser : «C’est inacceptable»

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    Benjamin Kayser : «C’est inacceptable»
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Le talonneur clermontois revient sur la défaite des siens contre Montpellier hier et fait le bilan sur cette passe difficile.

Y a-t-il de l’abattement après cette nouvelle défaite ?

Il n’y a pas d’abattement, il y a de la déception, c’est dur à avaler. C’est un échec sportif à répétition, ce n’est pas acceptable, nous sommes les premiers responsables. Maintenant on ne va pas se cacher, on ne va pas s’enterrer vivant, la saison n’est pas finie, je suis persuadé qu’on a bouffé notre pain noir à double ration. On se cache derrière aucunes excuses, nous sommes les premiers à dire c’est de notre faute et on n’est pas assez bons en ce moment mais le cœur y est et on essaie de donner un maximum, tout ce que je peux vous demander c’est de nous laisser bosser et les points qu’on a perdu aujourd’hui, on essaiera de les gagner demain, il n’y a pas d’autre solution.

Le groupe est toujours uni autour du staff ?

Le groupe est uni et soudé autour du staff sans aucun doute.

Faut-il changer des choses ?

Après l’échec retentissant de la semaine dernière on a été dans l’urgence pendant six jours parce qu’on avait un match très important ce soir qu’on a malheureusement vraiment « merdé », il va falloir qu’on recharge les batteries psychologiquement et physiquement pendant cette coupure qui arrive à point nommé. Ensuite nous devrons se pencher sur de la précision et de l’humilité, changer les choses honnêtement je n’ai pas de solutions tout de suite, tout ce que je peux vous dire c’est que dans personnellement j’essaye de m’impliquer encore plus, d’être meilleur sur le terrain, il y a toujours des choses à améliorer et si chacun fait la même chose, l’équipe avancera.
 
Entendez-vous l’impatience des supporters ?

Bien sûr qu’on l’entend, l’enthousiasme et la fierté des supporters découlent de nos résultats. Ces derniers ne sont pas bons en ce moment donc c’est normal qu’ils soient fâchés c’est une évidence. Pour le nombre de fois où ils nous ont permis de vivre des moments de rugby inoubliables, je pense qu’on leur doit des résultats de haut niveau. La seule chose, c’est qu’il y a un socle de supporters a qui j’ai envie de donner un maximum de plaisir, il y en a certains qui je pense vont un petit peu loin dans l’interprétation de nos mauvais résultats. Mais se faire siffler après une énième défaite à domicile ça me semble normal.

Qu’est-ce qui fait que certains supporters vont trop loin et d’autres non ?

J’ai pas de définition concrète du supporter, tout ce que je sais c’est qu’à Clermont on a la chance d’avoir un public passionné, qui pousse derrière son équipe et qui est fier de son équipe. On est dans un moment très dur, on a besoin de tout le monde et d’exprimer sa frustration après une défaite, ça me semble normal.

Il y a eu du mieux en seconde mi-temps, notamment avec l’entrée de Broc James, il faut se servir de ça pour avancer ?

Oui et de l’énergie que chacun a mis. En première mi-temps on a encore été trop indisciplinés. L’énergie et l’envie de bien faire étaient là. On a joué contre une équipe montpelliéraine costaud. En deuxième mi-temps on a réussi à inverser la tendance en termes de production et d’intensité de jeu, mais de manière inefficace.

Est-ce que le mot état d’urgence vous semble adapté à la situation ?

Oui bien sûr, je n’aime pas le mot crise parce que ça veut dire qu’il y a une rupture. État d’urgence oui bien sûr, on n’arrive pas à retrouver le goût de la victoire et dans un club comme le nôtre c’est inacceptable.

Vous venez de perdre trois fois contre des équipes athlétiques, est-ce que vous avez un déficit de puissance ?

Je ne pense pas, si on avait mieux joué ces trois matchs on aurait gagné, c’est tout. Il y a peut-être le match contre Toulon où on a eu l’impression d’avoir des manques mais sur les autres je ne pense pas que ce soit un manque de puissance athlétique, il faut savoir s’adapter à la façon dont joue son adversaire.

Est-ce que Clermont est devenu une équipe moyenne ?

Je vous laisse interpréter. Encore une fois les résultats parlent pour eux. Une équipe qui perd quatre fois en cinq matchs, ce n’est pas une grande équipe, après interprétez-le comme vous voulez. Je connais le talent et l’envie de bien faire de la part de tout le groupe, malheureusement on n’arrive pas à l’exprimer sur le terrain, donc les résultats nous donnent tort.

Après les défaites de la semaine dernière le groupe s’est-il parlé ?

Oui bien sûr et ça a même sifflé, on se fait la guerre entre nous parce que cette situation n’est pas acceptable. Personne n’est content de cette situation, nous sommes frustrés, malheureux mais on va se serrer les coudes, il n’y a qu’ensemble que nous y arriverons.

Comment expliquer qu’avec les mêmes hommes que l’an passé, vous n’y arrivez plus ?

C’est une des grandes conclusions qui ne me plaisent pas du tout. La réalité d’hier n’est pas la même que celle d’aujourd’hui et j’espère de tout cœur qu’elle ne sera pas la même dans un mois et demi. C’est un constant à l’instant T.

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